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Mark Obsolete Documentation as such
1 <!doctype debiandoc system>
2 <book>
3 <title>Tutorial Debian (Obsolete Documentation)
4 <author><name>Havoc Pennington</name><email>hp@debian.org</email>
5 <version>6 mars 1998
6 <abstract>Ceci est le Tutorial Debian. Vous devriez le lire après avoir
7 installé Debian et effectué la configuration de base que traite le manuel
8 d'installation. Ce document couvre toutes les bases pour l'utilisation de votre
9 nouveau système, et consiste en une introduction sous forme de tutorial.
10 <copyright>(c)1998 Software in the Public Interest. Ce document est un logiciel
11 libre sous licence GPL.</>
12 <toc>
13 <chapt>Au sujet de ce manuel</chapt>
14 <p>
15 Ceci est le Tutorial Debian. Il s'adresse aux lecteurs novices à GNU/Linux et à
16 Debian. Il ne nécessite aucune connaissance préalable d'Unix et des systèmes
17 similaires à Unix, mais il requiert des connaissances générales de base à
18 propos des ordinateurs et du matériel informatique (vous devriez connaître
19 quelles sont les composants de base d'un ordinateur et comment les utiliser).
20 <p>
21 Ce manuel est fait pour être lu dans l'ordre; chaque chapitre présuppose une
22 certaine connaissance des chapitres précédents, bien que vous puissiez trouver
23 utile de naviguer dans ce tutorial. Si vous vous retrouvez bloqué quelque part,
24 ne vous découragez pas et passez à un autre sujet.
25 <p>
26 Un guide de référence Debian est aussi en préparation. Il sera plus
27 compréhensible, mais moins introductif.
28 <p>
29 Ce tutorial présume que vous avez déjà installé et configuré Debian
30 GNU/Linux en vous référant au manuel d'installation. Cependant, peut-être
31 désirerez vous y jeter un coup d'oeil avant l'installation afin d'en savoir
32 plus à propos de Debian.
33 <p>
34 En général, ce tutorial essaie de vous apprendre les raisons de ce qui se
35 produit, et vous aide à comprendre ce qu'il y a derrière le système.
36 Ainsi, vous serez à même de résoudre des problèmes nouveaux, et vous pourrez
37 tirer le meilleur de votre ordinateur. Pour cette raison, vous trouverez
38 beaucoup de théorie, d'histoire et de faits amusants, associés aux aspects
39 "Comment faire..." ("How To") de ce manuel.
40 <p>
41 Envoyez vos commentaires au sujet de ce manuel à [FIXME adresse émail]. Nous
42 aimerions en particulier savoir en quoi il vous a été utile, et comment nous
43 pourrions l'améliorer. Si vous rencontrez une difficulté à sa lecture, ou
44 remarquez que nous utilisons un terme sans l'avoir défini au préalable,
45 envoyez nous un émail. [FIXME or should we ask for bug report s?]
46 <p>
47 Ne posez PAS aux auteurs de questions techniques au sujet de Debian, dans la
48 mesure où il existe des forums pour cela. Voyez [FIXME insérer la référence au
49 chapitre approprié]. Envoyez seulement à l'adresse ci-dessus les messages
50 concernant le manuel.
51 <p>
52 Pour trouver la dernière version de ce manuel, allez à [FIXME où].
53
54 <chapt>Introduction</chapt>
55 <sect id="explication">Qu'est ce que Debian?</sect>
56 <p>
57 <em>Debian</em> est un système d'exploitation gratuit pour votre ordinateur.
58 Un système d'exploitation représente l'ensemble des programmes de base et des
59 utilitaires qui permettent à votre ordinateur de fonctionner. Au coeur du
60 système d'exploitation se situe le noyau (kernel). Le noyau est le programme le
61 plus fondamental de l'ordinateur: il réalise toute la maintenance et vous
62 permet de démarrer d'autres programmes. Debian utilise le noyau <em>Linux</em>,
63 un programme entièrement libre commencé par Linus Torvalds et supporté par des
64 programmeurs dans le monde entier (probablement plus de 1000). Une bonne partie
65 des outils de base qui composent le système proviennent de <em>GNU</em> et sont
66 également des logiciels libres. Bien sûr, ce que les gens veulent, ce sont
67 les logiciels: des outils pour les aider à réaliser ce qu'ils désirent, depuis
68 l'édition de documents jusqu'au fonctionnement d'une entreprise, en passant
69 par les jeux et l'écriture de nouveaux programmes. Debian comporte plus de 1000
70 <em>paquets</em> (des programmes déjà compilés et empaquetés dans un format
71 pratique pour une installation aisée sur votre machine) - tout cela disponible
72 gratuitement.
73 <p> C'est un peu comme une tour. A la base, il y a Linux. Au dessus, tous les
74 utilitaires de base, la plupart provenant de GNU. Ensuite, tout les logiciels
75 que vous exécutez sur votre ordinateur: la plupart encore sont dus à GNU. Au
76 sommet de la tour, il y a Debian - organisant et agençant soigneusement le
77 tout afin que tous les programmes fonctionnent ensemble sans heurt.
78 <sect1>Qu'est-ce qu'un système d'exploitation, et quel sorte de système
79 d'exploitation est Debian?</sect1>
80 <p>
81 <em>Note: cette section détaille le sujet. Peut être préférerez-vous ne pas
82 la lire en premier lieu.</em>
83 <p>
84 Le but principal d'un système d'exploitation est de faire tourner les logiciels
85 qui accomplissent le travail dont vous avez besoin. Par exemple, vous pouvez
86 utiliser un éditeur afin d'être en mesure de créer un document. Cet éditeur ne
87 pourrait pas effectuer cela sans l'aide du système d'exploitation - il en a
88 besoin pour interagir avec votre terminal (Ndt: le clavier et le moniteur), vos
89 fichiers et le reste de votre ordinateur.
90 <p>
91 Si le système d'exploitation se contente de supporter vos applications,
92 pourquoi auriez vous besoin d'un livre entier au sujet de celui-ci? Il y
93 a de nombreuses activités de maintenance (en plus de celles qui concernent vos
94 logiciels principaux) que vous pourriez avoir besoin d'effectuer. En ce qui
95 concerne GNU/Linux, le système d'exploitation contient également beaucoup de
96 "mini-applications" pour vous aider à faire votre travail plus efficacement.
97 De plus, vous aurez besoin d'utiliser les facilités qu'offre le système
98 d'exploitation pour installer et exécuter des applications.
99 <p>
100 Debian GNU/Linux est basé sur le système d'exploitation Unix, lequel est défini
101 par les standards Posix et X/Open. Unix a une longue histoire (FIXME voir
102 appendice). Debian est presque entièrement conforme avec le standard Posix;
103 cependant, la demande de certification coûte une somme significative et Debian
104 n'est pas officiellement certifié.
105 <p>
106 Les systèmes d'exploitation peuvent être simples et minimalistes, comme DOS,
107 ou gros et complexes, comme OS/2 ou VMS. Unix essaie d'être un compromis. Bien
108 qu'il fournisse plus de ressources et fasse davantage que les premiers
109 systèmes d'exploitation, il n'essaie pas de faire <em>tout</em>. Unix a
110 d'abord été conçu comme une simplification d'un système d'exploitation nommé
111 Multics (notez le calembour: Multics, Unix).
112 <p>
113 La philosophie de conception originelle d'Unix était de distribuer les
114 fonctionnalités en de petits éléments, les programmes. De cette façon, vous
115 pouvez facilement réaliser de nouvelles fonctionnalités et de nouvelles
116 caractéristiques en combinant les petits éléments (les programmes) en de
117 nouvelles façons. Et si de nouveaux utilitaires apparaissent (ce qui est le
118 cas), vous pouvez les intégrer dans votre ancienne boite à outils. Par
119 exemple, pour écrire un document comme celui-ci, il faut utiliser activement
120 de nombreux programmes: <prgn>fvwm</prgn> pour gérer les fenêtres,
121 <prgn>emacs</prgn> pour éditer le texte, <prgn>LaTeX</prgn> pour le formater,
122 <prgn>xdvi</prgn> pour le prévisualiser, <prgn>dvips</prgn> afin de le
123 préparer pour l'impression et <prgn>lpr</prgn> pour l'imprimer. Si un autre
124 prévisualiseur dvi était disponible, je pourrais l'utiliser à la place de
125 <prgn>xdvi</prgn> sans changer mes autres programmes. A chaque instant,
126 le système exécutera 50 à 60 programmes pour gérer un seul utilisateur.
127 Avec des utilisateurs multiples, vous pouvez vous attendre à quelques
128 centaines de programmes. Bien sûr, beaucoup de ceux-ci sont démarrés
129 automatiquement par le système, donc vous n'avez pas à vous en soucier.
130 <p>
131 Quand vous utilisez un système d'exploitation, vous désirez minimiser
132 la quantité de travail que vous fournissez pour effectuer une tache donnée.
133 Unix fournit de nombreux outils qui peuvent vous y aider, mais seulement
134 si vous savez ce que font ces outils. Passer une heure à essayer de faire
135 fonctionner quelque chose et finalement abandonner n'est pas très productif.
136 Ce manuel vous apprendra quels outils utiliser dans quelles situations, et
137 comment utiliser ensemble ces outils variés.
138 <p>
139 La partie clé d'un système d'exploitation est appelée le <em>noyau</em>. Le
140 noyau Linux fournit des fonctions pour exécuter les programmes à utiliser, et
141 les ordonne pour l'exécution. En simplifiant, il attribue tant de temps au
142 programme A, tant au programme B, et ainsi de suite. Un noyau est toujours en
143 exécution: c'est le premier programme à démarrer quand on allume le système,
144 et le dernier programme à faire quelque chose quand on arrête le système.
145
146 <sect1>Autres choses</sect1>
147 <p>
148 Un groupe de volontaires, une distribution GNU/Linux, etc.
149 <p>
150 Ce qu'est un système d'exploitation (OS).
151 <p>
152 Ce que signifie GNU/Linux.
153 <p>
154 Le noyau comparé aux logiciels - Debian n'est pas qu'un OS.
155
156 <sect>Qu'est-ce que le logiciel libre ("free software")?</sect>
157 <p>
158 "Logiciel libre" renvoie à la liberté et non au prix. Debian est libre dans
159 ce sens: vous êtes libres de le modifier et de le redistribuer, et pour cette
160 raison vous aurez toujours accès au code source. Les Debian Free Software
161 Guidelines décrivent plus en détail ce que signifie exactement "libre"
162 ("free"). La fondation pour le logiciel libre (Free Software Foundation, FSF)
163 est une autre source d'information.
164 <p>
165 Peut être vous posez vous cette question: pourquoi des gens consacrent-ils
166 des heures de leur temps à écrire des logiciels, les assemblent-ils
167 soigneusement, pour ensuite les donner? Les réponses sont aussi variées que les
168 gens qui y participent. Certains aiment aider les autres. Beaucoup écrivent
169 des programmes pour en apprendre plus au sujet des ordinateurs. De plus en
170 plus de personnes recherchent des moyens d'éviter l'inflation du prix des
171 logiciels commerciaux. D'autres apportent leur contribution en
172 remerciement pour tout les superbes logiciels libres qu'ils ont reçus grâce à
173 d'autres. Dans les universités, on créent souvent des logiciels libres pour
174 partager les résultats de ses recherches sur une plus échelle. Le
175 monde commercial soutient la maintenance des logiciels libres afin de
176 pouvoir avoir un mot à dire dans leur développement - il n'y a pas de moyen
177 plus rapide d'obtenir une nouvelle caractéristique que de l'implanter
178 soi-même! Bien sûr, beaucoup d'entre nous trouvons aussi cela très amusant.
179 (Ndt: Le traducteur de ce document aimerait ajouter une autre raison: la
180 possibilité de garder un contrôle absolu sur ses formats de documents et sur
181 les logiciels qui permettent de les utiliser. Si vous trouvez anormal de
182 devoir dépenser chaque année quelques milliers de francs dans le seul but de
183 pouvoir accéder au nouveau format de votre traitement de texte ou pour pouvoir
184 utiliser un logiciel récent, vous comprendrez aisément l'intérêt des logiciels
185 libres - pour une entreprise comme pour un particulier)
186 <p>
187 Debian est tellement lié aux logiciels libres que mous avons trouvé utile de
188 formaliser cela dans un document. Notre Contrat Social est donc né.
189 <p>
190 Bien que Debian croie au logiciel libre, dans certains cas les gens désirent
191 installer des logiciels commerciaux sur leur machine. Tant que cela est
192 possible, Debian supportera cela. Il y a même un nombre important de paquets
193 dont l'unique but est d'installer des logiciels commerciaux sur un système
194 Debian.
195
196 <sect>Pourquoi devrais-je utiliser Debian?</sect>
197 <p>
198 Ce pour quoi Debian est utile, et ce en quoi il ne l'est pas (Ndt: pour la
199 deuxième partie, ce sera difficile).
200
201 <sect>Debian est-il facile à utiliser?</sect>
202 <p>
203 Il existe une superstition qui prétend que Debian et les autres systèmes
204 proches d'Unix sont difficiles à utiliser. Peut-être êtes-vous donc, un peu
205 préoccupé. Ne le soyez pas.
206 <p>
207 Evidement, vous devrez taper certaines commandes là où vous auriez utilisé la
208 souris sur d'autres systèmes (ceci n'est valable que jusqu'à maintenant - le
209 développement d'un bureau graphique entièrement libre avance à grands pas, cf.
210 <ftpsite>www.gnome.org</ftpsite> pour plus de détails)
211 <p>
212 Ne soyez pas intimidés. Prenez votre temps, faites des essais, lisez la
213 documentation. Si vous avez des questions, posez-les (cf. <ref id="aide d'une
214 personne">). Familiarisez-vous avec le système <em>avant</em> cette démarche de
215 dernier recours, ce qui vous permettra d'apprendre en toute tranquillité, sans
216 ressentir aucune frustration. Bientôt, vous pourrez faire du réel travail
217 rapidement et avec facilité.
218 <p>
219 Les couplets sur la difficulté des ordinateurs sont surtout le fait de machos,
220 ou encore le résultat de la politique "PID" de Microsoft (Peur, Incertitude
221 et Doute). Les ordinateurs s'adressent à tous, sans considérations d'âge,
222 de sexe ou de savoir technique. Ne les laissez pas vous troubler.
223
224 <sect>Comment éviter de lire ce livre</sect>
225 <p>
226 Pour presque tous les programmes informatiques, la meilleure façon d'apprendre
227 est de vous placer devant votre ordinateur. Beaucoup de gens sont d'avis que
228 lire un livre sans utiliser le logiciel n'est pas profitable. La meilleure
229 façon d'apprendre à utiliser Unix et GNU/Linux est de vous en servir. Utilisez
230 GNU/Linux pour tout ce que vous pouvez. Faites des essais. Soyez sans crainte
231 - il est <em>possible</em> d'occasionner des modifications, mais vous pouvez
232 toujours réinstaller. Faites des sauvegardes et amusez-vous! <p> Cependant,
233 Unix n'est pas aussi intuitivement évident que d'autres systèmes
234 d'exploitation. Pour cette raison, vous voudrez probablement achever de lire
235 au moins les premiers chapitres de ce manuel.
236 <p>
237 La première façon d'éviter de lire ce livre est d'utiliser la documentation en
238 ligne disponible, avec des commandes comme <prgn>man</prgn> et
239 <prgn>info</prgn>. Elles sont décrites dans FIXME xref.
240 <sect>Comment lire ce livre</sect>
241 <p>
242 La méthode d'apprentissage recommandée est de lire un peu, puis de s'amuser
243 un peu avec ce qu'on vient de découvrir. Continuez de vous amuser jusqu'à ce
244 que vous soyez familiarisés avec les concepts, puis recommencez à feuilleter
245 ce livre. Vous y trouverez traités une variété de sujets, dont certains vous
246 paraîtront intéressants et d'autres ennuyeux. Après un certain temps, vous
247 vous sentirez assez en confiance pour commencer à utiliser les commandes sans
248 savoir exactement ce qu'elles font. C'est une bonne chose.
249
250 <sect>Le Projet de Documentation Linux (LDP)</sect>
251 <p>
252 Ce manuel emprunte beaucoup au Guide de l'Utilisateur Linux du Projet de
253 Documentation Linux, par Larry Greenfield. Merci Larry! Ce projet dispose
254 d'excellents manuels, dont beaucoup s'adressent à des utilisateurs plus
255 expérimentés et aux administrateurs système.
256
257 <chapt>Bien débuter</chapt>
258 <p>
259 Ainsi, vous venez juste de finir l'installation de Debian! Félicitations.
260 Plongeons-nous dans le système et apprenons à l'utiliser.
261
262 <sect>Démarrer le système</sect>
263 <p>
264 [FIXME cette section requiert vraiment la connaissance des options qu'offrent
265 les disquettes d'installation, et nécessite de savoir comment les disquettes
266 d'installation nomment les choses. "Démarrer depuis le disque dur", "Créer une
267 disquette", etc.]
268 <p>
269 [FIXME de plus, selon toute apparence les lecteurs doivent déjà avoir compris
270 comment démarrer le système, puisque cela fait partie de l'installation, donc
271 cette section disparaîtra sans doute dans son intégralité - elle est trop
272 longue de toute façon]
273 <p>
274 Comment vous démarrez votre système dépend de la façon dont vous avez fixé les
275 choses lorsque vous avez installé Debian. Dans la plupart des cas, vous avez
276 juste à amorcer l'ordinateur. Mais vous devrez peut-être insérer une disquette
277 au préalable.
278 <p>
279 Linux est chargé par un programme appelé LILO, ou LInux LOader ("chargeur de
280 Linux"). LILO peut aussi charger d'autres systèmes d'exploitations, et vous
281 demander quel système vous désirez charger.
282 <p>
283 La première chose qui se produit quand vous allumez un PC Intel est l'exécution
284 du BIOS. BIOS signifie "Basic Input Output System", ou système
285 d'entrée-sortie de base. C'est un programme situé en permanence sur des
286 composants de l'ordinateur accessibles en lecture seule. Il effectue des tests
287 minimaux, puis regarde si une disquette se trouve dans le premier lecteur de
288 disquettes. S'il en trouve une, il cherche son "secteur d'amorçage" ("boot
289 sector"), et en exécute le code, s'il est présent. S'il y a
290 une disquette, mais pas de secteur de démarrage, le BIOS affichera un message
291 comme:
292 <p>
293 <example>Non-system disk or disk error</example>
294 <p>
295 ou, si le BIOS est francisé:
296 <p>
297 <example>Disque non système ou erreur de disque</example>
298 <p>
299 Enlever la disquette et appuyer sur une touche entraînera la poursuite du
300 processus de démarrage.
301 <p>
302 S'il n'y a pas de disquette dans le lecteur, le BIOS recherche sur le disque dur le secteur
303 maître d'amorçage (master boot record, MBR). Il commencera l'exécution du
304 code qu'il y aura trouvé, code qui chargera le système d'exploitation. Sur les
305 systèmes GNU/Linux, LILO, le chargeur Linux, peut occuper le MBR, et il
306 chargera GNU/Linux.
307 <p>
308 Ainsi, si vous avez choisi d'installer LILO sur votre disque dur, vous devriez
309 voir le mot LILO au démarrage de votre ordinateur. A ce moment, vous pouvez
310 appuyer sur la touche <tt>shift</tt> gauche [FIXME or is it Alt?] pour choisir
311 quel système charger - appuyez sur <tt>Tab</tt> pour voir une liste d'options.
312 Choisissez une de ces options, puis appuyez sur <tt>Entrée</tt>. LILO amorcera
313 le système d'exploitation désiré.
314 <p>
315 Si vous n'appuyez pas sur la touche <tt>Shift</tt> gauche, LILO chargera
316 automatiquement le système d'exploitation par défaut après environ 5 secondes.
317 Si vous le désirez, vous pouvez changez le système d'exploitation que LILO
318 charge par défaut, quel systèmes il peut charger et combien de temps il attend
319 avant d'en charger un par défaut - voyez [FIXME crossref].
320 <p>
321 Si vous n'avez pas installé LILO sur votre disque dur, vous avez probablement créé une
322 disquette de démarrage. LILO est sans doute installé sur celle-ci. Tout ce
323 que vous avez à faire est d'insérer la disquette avant d'amorcer votre ordinateur, et
324 le BIOS la trouvera avant de vérifier le MBR du disque dur. Pour revenir sous un OS
325 non Linux, enlevez la disquette de démarrage et relancez l'ordinateur (depuis Linux,
326 assurez-vous d'avoir suivi la procédure adéquate pour le redémarrage: voyez
327 <ref id="arrêt du système"> pour plus de détails).
328 <p>
329 LILO charge le noyau Linux du disque, et laisse ensuite le noyau prendre les
330 commandes (le noyau est le programme central du système d'exploitation, qui
331 contrôle tous les autres programmes). Le noyau désactive le BIOS et LILO.
332 <p>
333 Sur les plates-formes non Intel, la procédure est un peu différente. Mais une
334 fois que vous avez amorcé le système, tout est plus ou moins équivalent.
335 <p>
336 Linux recherche le genre de matériel sur lequel il tourne. Il a besoin de
337 savoir quel type de disque dur vous possédez, si vous avez ou non une souris, si vous
338 êtes ou non connecté à un réseau, et autres joyeusetés du même ordre. Linux
339 ne peut se souvenir de ces choses entre chaque amorçage, et il doit donc
340 reposer ces questions chaque fois qu'il se lance. Heureusement, ce n'est pas à
341 <em>vous</em> qu'il pose ces questions - il les pose au matériel! Pendant son
342 démarrage, le noyau Linux affichera à l'écran des messages décrivant ce qu'il
343 est en train de faire.
344 <p>
345 Ce processus d'interrogation peut occasionner quelques problèmes avec votre
346 système, mais si cela devait arriver, cela se serait probablement produit
347 quand vous avez installé GNU/Linux pour la première fois. Si vous rencontrez
348 des problèmes, consultez les instructions pour l'installation, ou posez la
349 question dans une liste de diffusion. FIXME ajouter une référence à un
350 chapitre d'aide.
351 <p>
352 Pour simplifier, le noyau se contente de gérer d'autres programmes, donc, une
353 fois qu'il s'est assuré que tout est normal, il doit lancer un autre programme
354 pour faire quelque chose d'utile. Le programme que lance le noyau est appelé
355 <tt>init</tt>. Après avoir lancé <tt>init</tt>, il ne démarre aucun autre
356 programme. Le noyau devient un gestionnaire et un fournisseur de services.
357 <p>
358 Une fois lancé, <tt>init</tt> démarre un certain nombre de scripts (des
359 fichiers contenant des commandes), qui préparent le système pour
360 l'utilisation: ils effectuent de la maintenance de routine et démarrent de
361 nombreux programmes qui, par exemple, affichent une invite de connexion,
362 vérifient s'il n'y a pas de connexions réseau, et tiennent un registre des
363 activités de l'ordinateur.
364 <p>
365 Excusez du peu! De toutes façons, maintenant, Debian est lancé. Beaucoup
366 d'explications pour quelque chose qui, de toute façon, ne requiert aucune
367 intervention de votre part... :)
368
369 <sect>Un système d'exploitation multi-utilisateurs et multitâches</sect>
370 <p>
371 Comme nous l'avons mentionné plus haut (<ref id="explication">), la conception
372 de Debian GNU/Linux est issue du système d'exploitation Unix. Contrairement à
373 d'autres OS de bureau comme DOS, Windows, et MacOS, Unix a d'abord été conçu
374 pour les gros serveurs et les systèmes multi-utilisateurs. Ceci signifie que
375 Debian offre des caractéristiques qui font défaut à d'autres OS. Il permet à
376 beaucoup de personnes d'utiliser le même ordinateur en même temps, dans la
377 mesure où chaque utilisateur possède son propre terminal
378 <footnote>***</footnote>. Pour autoriser de nombreux utilisateurs à travailler
379 en même temps, Debian doit permettre à de nombreux programmes et applications
380 de tourner simultanément. Cette propriété est appelée le
381 <em>multitâches</em>.
382 <p>
383 Une bonne partie de la complexité (et de la puissance) d'Unix tient à ces deux
384 caractéristiques. Par exemple, le système doit disposer d'un moyen d'empêcher
385 les utilisateurs d'effacer les fichiers des autres, et il doit coordonner les
386 nombreux programmes tournant en même temps, par exemple s'assurer qu'ils
387 n'utilisent pas tous le disque dur en même temps.
388 <p>
389 Si vous gardez présent à l'esprit ce pourquoi Debian a été originellement
390 conçu, nombre de ses aspects prendront alors un sens pour vous. Vous
391 apprendrez à tirer avantage de la puissance de ces caractéristiques.
392
393 <sect>Se connecter sur le système</sect>
394 <p>
395 Pour utiliser Debian, vous devez vous donner votre identification au système.
396 Ceci afin qu'il sache qui vous êtes, ce que vous avez la permission de faire
397 et quelles sont vos préférences.
398 <p>
399 Dans ce but, vous disposez d'un <em>nom d'utilisateur</em> (le <em>login</em>)
400 - si vous avez installé Debian vous-même, il vous a sans doute été demandé de
401 donner un tel nom pendant le processus d'installation. Si vous vous connectez à
402 un système administré par un autre personne, vous devrez lui demander un nom
403 d'utilisateur.
404 <p>
405 Vous disposez également d'un mot de passe, afin que personne ne puisse usurper
406 votre identité. Ceci est important, même si vous êtes l'unique utilisateur de
407 votre ordinateur: dans le cas contraire, n'importe qui pourrait se connecter à
408 votre ordinateur depuis l'internet, et causer des dégâts (cf. <ref
409 id="sécurité">). A moins que vous ne désactiviez tous les services réseau de
410 Debian et conserviez votre machine dans un local fermé à clé, vous devriez
411 avoir un mot de passe. <p> (Note: la suite sera légèrement différente si vous
412 utilisez le système X Window. Si vous voyez une invite de connexion dans une
413 boite au milieu de l'écran, il s'agit de X. Depuis cette invite, appuyez
414 simultanément sur <tt>Ctrl</tt>, <tt>Alt</tt> et <tt>F1</tt> (la touche de
415 fonction 1) pour retourner sous une console en mode texte. Vous pouvez
416 retourner plus tard sous X en tapant <tt>Alt-F1</tt>. Voyez <ref
417 id="instructionsX"> pour des détails sur X.
418 <p>
419 Quand vous démarrez Debian, vous voyez une <em>invite</em>
420 (ou prompt) <tt>login</tt> <footnote>***</footnote>. Vous devez entrer votre
421 nom d'utilisateur, puis votre mot de passe quand il vous sera demandé. Vous ne
422 pourrez pas voir le mot de passe lorsque vous le taperez - ainsi, personne ne
423 pourra regarder par dessus votre épaule pour le voir. Vous devrez appuyer sur
424 <tt>Entrée</tt> après le nom d'utilisateur et le mot de passe. Si vous tapez
425 incorrectement votre nom d'utilisateur ou votre mot de passe vous pourrez
426 recommencer.
427 <p>
428 Si vous faites cela correctement, vous verrez un bref message puis un
429 <tt>$</tt>. Le <tt>$</tt> est l'<em>invite du shell</em>: c'est là que
430 vous passez des commandes au système.
431 <p>
432 Essayez maintenant de taper la commande <tt>whoami</tt>. Pour entrer une
433 commande, vous la tapez à l'invite du shell - vous devriez y voir un curseur
434 (un petit trait ou un rectangle qui indique l'emplacement où vous tapez).
435 Appuyez toujours sur <tt>Entrée</tt> quand vous avez tapé la commande.
436 <p>
437 <tt>whoami</tt> vous renvoie simplement votre nom d'utilisateur. Vous obtenez
438 ensuite une nouvelle invite du shell.
439 <p>
440 Pour le reste du manuel, quand nous dirons d'entrer une commande, vous devrez
441 la taper à l'invite du shell puis appuyer sur la touche <tt>Entrée</tt>. Notez
442 que sur certains claviers la touche <tt>Entrée</tt> (en anglais
443 <tt>Enter</tt>) est peut-être appelée <tt>Retour</tt> ou <tt>Return</tt>.
444 Mêmes touches, mais des noms différents.
445 <p>
446 Quand vous aurez fini de travailler, vous devrez vous déconnecter du système,
447 afin que personne ne puisse venir derrière vous et utiliser votre compte
448 utilisateur. Pour quitter le shell, vous devez juste entrer la commande
449 <tt>exit</tt>. Vous pouvez aussi taper <tt>logout</tt>. [FIXME <tt>logout</tt>
450 est-il toujours nécessaire?]
451
452 <sect>Historique des commandes et édition de la ligne de commande</sect>
453 <p>
454 Tout ce que vous tapez à l'invite du shell avant d'appuyer sur <tt>Entrée</tt>
455 est appelé la <em>ligne de commande</em> - une ligne de texte qui commande à
456 l'ordinateur de faire quelque chose. Le shell offre plusieurs caractéristiques
457 pour rendre l'entrée facile de lignes de commandes.
458 <p>
459 Vous pouvez revenir aux anciennes commandes pour les exécuter de nouveau, ou le
460 modifier quelque peu et <em>ensuite</em> les exécuter de nouveau. Essayez ceci:
461 connectez-vous au système, si ce n'est déjà fait; entrez une commande comme
462 <tt>whoami</tt>; puis appuyez sur la touche haut (flèche de direction vers le
463 haut). Vous devriez revoir la commande <tt>whoami</tt>. Vous pouvez appuyer sur
464 <tt>Entrée</tt> pour exécuter <tt>whoami</tt> une seconde fois.
465 <p>
466 Si vous avez entré quelques commandes, vous pouvez appuyer continuellement sur
467 la touche de direction vers le haut pour revenir à celles-ci. Cette propriété
468 est utile si vous effectuez la même action plusieurs fois de suite, ou si vous
469 tapez mal une commande et voulez la corriger. Vous pouvez appuyer sur
470 la touche de direction vers le bas pour aller dans l'autre sens, vers les
471 commandes les plus récentes. Si vous arrivez à la fin de la liste, l'ordinateur
472 émettra un beep.
473 <p>
474 Vous pouvez aussi vous déplacer sur la ligne de commande pour opérer des
475 changements. La façon la plus simple est de le faire à l'aide des touches de
476 direction droite et gauche - essayez de taper <tt>whooami</tt> à la place de
477 <tt>whoami</tt>, puis utilisez la touche de direction vers la gauche pour
478 revenir au <tt>o</tt> supplémentaire. Vous pouvez effacer le <tt>o</tt> à
479 l'aide des touches <tt>Backspace</tt> ou <tt>Suppression</tt> (<tt>Suppr</tt>).
480 <p>
481 Il y a aussi des caractéristiques avancées (cependant, vous n'êtes pas obligés
482 de vous souvenir de toutes celles-ci maintenant). Essayez d'appuyer sur
483 <tt>Control</tt> et <tt>a</tt> en même temps (ceci est souvent noté
484 <tt>C-A</tt>). Cela vous ramène au début de la ligne de commande.
485 <tt>C-K</tt> (le <tt>k</tt> est mis pour "kill", "tuer" en anglais) efface
486 le contenu de la ligne de commande jusqu'à sa fin - essayez de le faire au
487 milieu de la ligne de commande. En utilisant <tt>C-A</tt> suivi de
488 <tt>C-K</tt>, vous pouvez rapidement effacer entièrement la ligne de commande.
489 <tt>C-Y</tt> remet la dernière chose que vous avez effacé - <tt>y</tt> est mis
490 pour "yank", comme dans "yank it back" (en français "***").
491 <p>
492 Faites quelques essais pour vous donner une idée de ces outils. Vous ne pouvez
493 pas créer de problèmes, donc profitez-en pour vous livrer à quelques
494 expérimentations.
495
496 <sect>Se connecter au système en tant que root</sect>
497 <p>
498 Comme Debian est un système multi-utilisateurs, il a été conçu pour empêcher
499 les utilisateurs de causer des dégâts. Les fichiers importants du système sont
500 verrouillés et ne peuvent être modifiés par de simples utilisateurs. Ceci
501 signifie que les choses restent en l'état où elles doivent se trouver,
502 préservées des accidents, des virus, mais aussi des actes malveillants.
503 Contrairement à d'autres systèmes d'exploitation, Debian est hors d'atteinte de
504 ces menaces. Vous n'avez besoin d'aucun programme contre les virus.
505 <p>
506 Cependant, vous aurez parfois besoin de modifier des fichiers importants - par
507 exemple, peut-être désirerez-vous installer de nouveaux logiciels, ou
508 configurer la connexion réseau. Pour ce faire, il vous faudra des droits plus
509 étendus que ceux d'un simple utilisateur; vous devrez devenir l'utilisateur
510 <em>root</em> (aussi appelé le <em>super-utilisateur</em>).
511 <p>
512 Pour devenir root, connectez vous simplement au système avec le nom
513 d'utilisateur <tt>root</tt> et le mot de passe du root. Heureusement, vous vous
514 souvenez encore du mot de passe que vous avez choisi lorsque vous avez installé
515 le système - sinon, vous êtes en face d'un problème. Voyez FIXME xref.
516 <p>
517 L'idée est que seul l'administrateur système possède le mot de passe du root,
518 et lui seul peut effectuer ce qu'on ne peut accomplir qu'en tant que root. Si
519 vous utilisez votre propre ordinateur personnel, bien sûr, <em>vous</em> êtes
520 l'administrateur système. Si vous ne l'êtes pas, ignorez toutes les références
521 au root de ce manuel - l'administrateur système s'en occupera pour vous.
522 <p>
523 Si vous disposez du mot de passe, essayez de vous connecter au système en tant
524 que root. Entrez la commande <tt>whoami</tt> pour vous vérifier votre identité.
525 Ensuite, <em>déconnectez-vous immédiatement</em>. Quand vous êtes root, vous
526 êtes dangereux. Par exemple, vous pourriez taper <tt>rm /*</tt> et effacer
527 <em>l'intégramité de votre système</em> avec cinq lettres (point n'est besoin
528 de vous dire de NE PAS taper ceci). Ne faites pas d'expérimentations quand vous
529 êtes root. En fait, ne faites rien en tant que root, à moins que ce ne soit
530 absolument nécessaire.
531 <p>
532 Vous préférerez peut-être utiliser la commande <tt>su</tt> pour rendre les
533 choses plus faciles. <tt>su</tt> est mis pour Super Utilisateur. Essayez ceci:
534 <enumlist>
535 <item>Connectez-vous au système sous votre nom propre, c.à.d. non en tant que
536 root.
537 <item><tt>whoami</tt>
538 <p>Vérifie le nom sous lequel vous vous êtes connecté, au cas où vous l'auriez
539 oublié. :)
540 <item><tt>su</tt>
541 <p>
542 Entre la commande <tt>su</tt>. Un mot de passe vous sera demandé; entrez le mot
543 de passe du root.
544 <item><tt>whoami</tt>
545 <p>
546 Vous devriez maintenant être root.
547 <item><tt>exit</tt>
548 <p>
549 Fin de la connexion en tant que root.
550 <item><tt>exit</tt>
551 <p>
552 Fin de toute la connexion.
553 </enumlist>
554 <p>
555 Quand vous accomplissez des tâches d'administration système, vous devriez dans
556 la mesure du possible le faire sous votre nom d'utilisateur. Ensuite lancez
557 <tt>su</tt>, effectuez ce qui nécessite des privilèges de root, puis faites
558 <tt>exit</tt>.
559
560 <sect>Consoles virtuelles</sect>
561 Linux supporte les <em>consoles virtuelles</em>. C'est un moyen de simuler, à
562 partir de votre écran et de votre clavier, des terminaux multiples, tous
563 connectés à un même noyau Linux. Heureusement, utiliser les consoles
564 virtuelles est un des aspects les plus simples de Linux: des touches de
565 raccourcis vous permettent de naviguer rapidement entre celles-ci. Pour faire
566 un essai, connectez-vous à votre système Linux, maintenez enfoncée la touche
567 <tt>Alt</tt> gauche, et appuyez sur <tt>F2</tt> (la touche de fonction numéro
568 2).
569 <p>
570 Vous devriez vous retrouver devant une autre invite de connexion. Ne vous
571 affolez pas: vous êtes maintenant sous la console virtuelle (VC) numéro 2!
572 Connectez-vous puis lancez quelques commandes - d'autres <tt>whoami</tt> par
573 exemple - pour vérifier qu'il s'agit bien d'une vraie invite du shell. Vous
574 pouvez ensuite retourner à la console virtuelle (VC) numéro 1, en maintenant
575 appuyée la touche <tt>Alt</tt> de gauche et en pressant <tt>F1</tt>. Il vous est
576 aussi possible d'accéder à une <em>troisième</em> VC, de la même façon
577 (<tt>Alt-F3</tt>).
578 <p>
579 Debian est configuré par défaut avec six VC, accessibles avec les touches de
580 fonction <tt>F1-F6</tt><footnote>***</footnote>.
581 <p>
582 Si vous utilisez le système X Window, il commencera généralement sur la
583 première VC inutilisée - probablement VC 7. Pour naviguer entre les six
584 premières VC de X, vous devrez ajouter <tt>Ctrl</tt> à la séquence de
585 touches. Ainsi, ce sera <tt>Ctrl-Alt-F1</tt> pour la VC 1. Mais vous pouvez
586 passer d'un VC en mode texte à une VC X (en mode graphique) en utilisant
587 seulement <tt>Alt</tt>. Si vous ne quittez jamais X, vous n'avez pas à vous en
588 inquiéter; X passe automatiquement à ses VC lors de son démarrage.
589 <p>
590 Une fois que vous en aurez pris l'habitude, les VC vous seront certainement un
591 outil pour réaliser de nombreuses choses à la fois (le système X Window
592 poursuit le même objectif, en offrant de multiples fenêtres plutôt que de
593 multiples consoles). Vous pouvez lancer différents programmes sur chaque VC, ou
594 vous connecter en tant que root sur une VC et comme simple utilisateur sur une
595 autre. Ou bien chaque membre de votre famille peut utiliser une VC - ce qui est
596 particulièrement utile si vous utilisez X, dans la mesure où vous pouvez lancer
597 plusieurs sessions à la fois, sur différentes VC.
598
599 <sect id="instructionsX">Instructions spéciales pour l'utilisation de X</sect>
600 <p>
601 Note: vous pouvez passer cette section si vous ne prévoyez pas d'utiliser X
602 tout de suite.
603 <p>
604 Si vous utilisez le système X Window, les choses sont un peu différentes (nous
605 supposons que X est déjà installé et correctement configuré - si ce n'est pas
606 le cas, ce qui suit ne fonctionnera pas).
607 <p>
608 Il y a deux façons de lancer X. La première est de le lancer manuellement
609 quand vous avez envie de l'utiliser. Pour ce faire, connectez-vous à une des
610 consoles en mode texte, et tapez <tt>startx</tt>. Cela démarrera X et vous
611 commutera à une de ses VC.
612 <p>
613 La seconde manière (celle que nous vous recommandons) est d'utiliser X en
614 association avec <prgn>xdm</prgn>, ou X Display Manager (gestionnaire
615 de lancement pour X). En simplifiant, <prgn>xdm</prgn> vous affiche une belle
616 invite de connexion (login) graphique sur la VC de X (probablement VC 7), et
617 par cet intermédiaire vous connectera au système. <prgn>xdm</prgn> lancera
618 ensuite automatiquement X.
619 <p>
620 Par défaut, les deux méthodes lanceront également un <prgn>xterm</prgn>, une
621 petite fenêtre affichant une invite du shell. A l'invite du shell, vous pouvez
622 taper n'importe quelle commande de la même façon que vous le feriez sous une
623 console texte. Vous pouvez donc suivre tous les exemples de ce tutorial avec
624 <prgn>xterm</prgn>; la seule différence entre <prgn>xterm</prgn> et la console
625 texte est que vous n'avez pas à vous connecter au système avec
626 <prgn>xterm</prgn>, dans la mesure ou vous êtes déjà connecté sous X.
627 <p>
628 Il y a aussi beaucoup d'autres choses que vous ne pouvez accomplir que sous X,
629 que couvre <ref id="Le système X Window">.
630 <p>
631 Remarque: le <prgn>xterm</prgn> par défaut a une petite police de caractères.
632 Si vous utilisez un moniteur de petite taille ou de très grandes résolutions,
633 ou que vous êtes affligé d'une mauvaise vue, vous voudrez sans doute régler ce
634 détail. Suivez ces étapes:
635 <enumlist>
636 <item>Amenez le pointeur de la souris au centre de la fenêtre
637 <prgn>xterm</prgn>.
638 <item>Maintenez simultanément la touche <tt>Ctrl</tt> enfoncée et le bouton
639 <em>droit</em> de la souris. Ceci vous présentera un menu de sélection des
640 polices.
641 <item>Indiquez la police que vous désirez et relâchez le bouton de la souris.
642 Vous éviterez certainement l'option "Unreadable" ("Illisible"), qui porte bien
643 son nom.
644 </enumlist>
645
646 <chapt>Arrêter le système</chapt>
647 <p>
648 <em>Ne vous contentez pas d'éteindre l'ordinateur! Vous risquer de perdre des
649 données essentielles!</em>
650 <p>
651 Si vous vous êtes le seul à utiliser l'ordinateur, vous voudrez sans doute
652 éteindre l'ordinateur quand vous aurez achevé la procédure
653 <footnote>***</footnote>.
654 <p>
655 Contrairement à la plupart des versions de DOS, c'est un mauvais choix que de
656 se contenter d'appuyer sur le bouton d'arrêt lorsque vous avez fini d'utiliser
657 l'ordinateur. Relancer la machine (avec le bouton reset) est tout aussi
658 contre-indiqué si vous n'avez pas pris les dispositions nécessaires. Pour
659 augmenter les performances, GNU/Linux utilise un <em>cache disque</em>. Ceci
660 signifie qu'il conserve temporairement en mémoire vive (RAM) des informations
661 qui doivent être conservées de façon permanente: dans la mesure ou la mémoire
662 vive est quelques milliers de fois plus rapide que le disque dur, ceci accélère
663 considérablement le système. Régulièrement, les informations que GNU/Linux
664 conserve en mémoire vive sont écrites sur le disque. On appelle cette méthode
665 le <em>sycing</em> (le ***). Afin de pouvoir éteindre ou relancer l'ordinateur,
666 vous devez demander à l'ordinateur de vider tout ce qu'il garde en mémoire vive
667 en le transférant sur un support de sauvegarde permanent.
668 <p>
669 Pour éteindre l'ordinateur, vous devez être <tt>root</tt>. En tant que root,
670 tapez la commande <tt>shutdown -h now</tt>. Ceci entraînera l'intégralité de la
671 procédure d'arrêt, incluant la commande <tt>sync</tt>, qui vide le cache
672 disque comme indiqué ci-dessus. Quand vous verrez <tt>System halted</tt>, vous
673 pouvez éteindre votre ordinateur en toute sécurité. Si votre noyau et
674 votre BIOS disposent du support pour la gestion avancée de l'énergie (APM, pour
675 Advanced Power Management), l'ordinateur devrait s'arrêter de lui-même et
676 vous éviter tout tracas. L'APM est généralement présente sur les
677 portables, mais aussi sur certaines cartes mères d'ordinateurs de bureau.
678 <p>
679 Pour redémarrer, tapez tout simplement <tt>reboot</tt>, ou appuyez sur C-A-Del
680 - Control, Alt et Delete (Ndt: sur certaines configurations, cette combinaison
681 de touches équivaut à un appui sur le bouton <tt>reset</tt> de l'ordinateur -
682 donc à utiliser avec prudence si votre carte mère n'est pas un modèle récent.
683 Dans le doute, essayez d'abord sur un autre système d'exploitation...). Ceci
684 équivaut plus ou moins à <tt>shutdown</tt> - en fait, c'est la même chose que
685 de taper <tt>shutdown -r now</tt>. Le <tt>-r</tt> est mis pour "redémarrer", le
686 <tt>-h</tt> pour "halt" ("arrêter")
687
688 <chapt>Les bases </chapt>
689
690 <sect>La ligne de commande et les pages <tt>man</tt><sect>
691 <p>
692 Nous avons déjà abordé la <em>ligne de commande</em>, c'est à dire tout ce
693 que vous tapez à l'invite du shell avant de d'appuyer sur <tt>Entrée</tt>. Mais
694 nous n'avons pas mentionné les différentes parties de la ligne de commande.
695 <p>
696 Une ligne de commande minimale contient juste le nom d'une commande, comme <tt>whoami</tt>.
697 Mais d'autres choses sont possibles:
698 <p>
699 <tt>man -k Poscript</tt>
700 <p>
701 Cette ligne de commande est constituée de trois parties. Elle commence par
702 le nom de la commande, <tt>man</tt>. Ensuite vient une <em>option</em> ou
703 <em>switch</em>, <tt>-k</tt>. Les options changent le comportement d'une
704 commande. Une option modifie la façon de fonctionner du programme, mais pas ce
705 sur quoi est exécuté.
706 <p>
707 Les options sont généralement indiquées par un <tt>-</tt> qui les précède. Les
708 utilitaires GNU comportent également des "formes longues" pour les options; la
709 forme longue de <tt>-k</tt> est <tt>--apropos</tt>. Entrez <tt>man -h</tt> ou
710 <tt>man --help</tt> pour obtenir une liste complète d'options pour la commande
711 <tt>man</tt>. Chaque commande possède sa propre liste d'options, bien que la
712 plupart comportent les options <tt>--help</tt> et <tt>--version</tt>. Certaines
713 commandes sont étranges; <tt>tar</tt>, par exemple, ne requiert pas de
714 <tt>-</tt> devant ses options, pour des raisons historiques.
715 <p>
716 Tout ce qui ne constitue pas une option ni ne fait partie du nom de la commande
717 est un <em>argument</em>. Dans cet exemple, il s'agit de <tt>Postscript</tt>.
718 <p>
719 Certains considèrent que tous les éléments qui n'entrent pas dans le nom de la
720 commande constituent les <em>paramètres</em> de celle-ci. Selon cette
721 définition, les options et les arguments sont des <em>paramètres</em>.
722 <p>
723 Analysons la ligne de commande <example>man -k Postscript</example>:
724 <p>
725 <tt>man</tt>, le nom de la commande, indique que nous désirons regarder les
726 pages de manuel. Celles-ci fournissent la documentation des commandes. Par
727 exemple, essayez de taper <example>man whoami</example>: ceci vous affiche la
728 documentation de la commande <tt>man</tt> (vous pouvez appuyer sur la barre
729 d'espace pour faire défiler la documentation).
730 <p>
731 <tt>-k</tt>, l'option, modifie le comportement de <tt>man</tt>. En règle
732 générale, <tt>man</tt> attend un nom de commande comme argument, comme
733 <tt>whoami</tt>, et recherche la documentation de cette commande. Mais avec les
734 options <tt>-k</tt> et <tt>apropos</tt>, il attend un mot clé pour argument. Il
735 affiche alors une liste de toutes les pages de manuel contenant ce mot clé dans
736 leur description. Les options constituées d'une seule lettre peuvent être
737 groupées; donc, pour utiliser les deux options <tt>-a</tt> et <tt>-u</tt>, vous
738 pouvez taper <tt>-ua</tt>.
739 <p>
740 <tt>Postscript</tt> est l'argument; comme nous avons utilisé l'option
741 <tt>-k</tt>, il s'agit du mot clé à rechercher.
742 <p>
743 Essayez donc de taper <example>man -k Postscript</example>, et vous devriez
744 voir une liste de toutes les pages de manuel de votre système qui ont un
745 rapport avec Postscript. Si vous n'avez pas installé beaucoup de logiciels,
746 peut-être verrez-vous <example>Postscript: nothing appropriate</example> à la
747 place.
748 <p>
749 <sect1>Description de la ligne de commande</sect1>
750 <p>
751 Note: Cette section n'est pas indispensable; vous pouvez ne pas la lire si vous le désirez.
752 <p>
753 Il y a une façon concise et traditionnelle de décrire la syntaxe d'une
754 commande <footnote>***</footnote> que vous devriez connaître. Par exemple, si
755 vous tapez <example>man man</example> pour obtenir la page de manuel de
756 <tt>man</tt>, vous verrez plusieurs descriptions de syntaxe commençant par le
757 nom de la commande <tt>man</tt>. L'une d'elles ressemble à ceci:
758 <p>
759 <example>man -k [-M path] keyword ...</example>
760 <p>
761 Ceci est très simple. Tous ce qui se trouve entre les crochets ([]) est
762 optionnel. Ainsi, vous n'êtes pas obligés d'utiliser l'option <tt>-M</tt>, mais
763 si vous le faites, vous devrez utiliser un chemin de fichier en argument. Pour
764 cette description, vous devez utiliser l'option <tt>-k</tt> et le mot clé en
765 argument. Les <tt>...</tt> indiquent que vous pouvez avoir plus de ce qui
766 précède, donc vous pouvez chercher plusieurs mots clé.
767 <p>
768 Considérons une des plus complexes descriptions de la page de manuel de man:
769 <p>
770 <example>man [-c|-w|-tZT device] [-adhu7V] [-m system[,...]] [-L
771 locale] [-p string] [-M path] [-P pager] [-r prompt] [-S list] [-e
772 extension] [[section] page ...] ...</example>
773 <p>
774 Il n'est pas indispensable de rentrer dans le détail de tout ceci (ne vous
775 inquiétez pas à propos de ce que tout cela peut signifier), mais prêtons
776 attention à l'organisation de la description.
777 <p>
778 En premier, les groupes d'options signifient généralement que vous pouvez
779 utiliser l'une d'elles ou plus sous différentes combinaisons, donc
780 <tt>-adhu7V</tt> signifie que vous pouvez aussi utiliser <tt>-h</tt>.
781 Cependant, vous ne pouvez pas toujours utiliser des combinaisons; cette
782 description n'éclaircit pas ce point. Par exemple, <tt>-h</tt> est incompatible
783 avec les autres options, mais vous pouvez faire <tt>man -du</tt>. C'est une
784 malheureuse lacune de cette description.
785 <p>
786 Deuxièmement, le symbole <tt>|</tt>signifie "ou". Vous pouvez donc utiliser
787 alternativement les options <tt>-c</tt>, <tt>-w</tt> ou <tt>-tZT</tt>, suivies
788 d'un processus ("device") comme argument.
789 <p>
790 En troisième lieu, notez que vous pouvez remplir les crochets, dans la mesure
791 où ils indiquent un élément optionnel. Donc, si vous avez une section, vous
792 devez aussi avoir une page, puisque la page n'est pas optionnelle dans
793 l'élément <tt>[[section] page]</tt>.
794 <p>
795 <sect>Les fichiers</sect>
796 <sect1>Introduction aux fichiers<sect1>
797 <p>
798 Les fichiers sont simplement des endroits où le système conserve les
799 informations, comme les fichiers papier. Ils sont organisés en répertoires, qui
800 appelés dossiers sur certains autres OS. Regardons un peu certains fichiers
801 présents sur un système Debian.
802 <p>
803 <list>
804 <item><tt>/</tt>
805 <p>
806 Un simple <tt>/</tt> représente le répertoire racine (root directory). Tous
807 les autres fichiers et répertoires sont contenus dans le répertoire racine.
808 <p>
809 <item><tt>/home/janeq</tt>
810 <p>
811 Voici le répertoire personnel de l'utilisateur "janeq". En lisant de la
812 gauche vers la droite, vous débutez dans le répertoire racine, entrez dans le
813 répertoire home, et enfin dans le répertoire janeq.
814 <p>
815 <item>/etc/X11/XF86Config
816 <p>
817 Ceci est le fichier de configuration du système X Window. Il se trouve dans le
818 sous-répertoire <tt>X11</tt> du répertoire <tt>etc</tt>. <tt>etc</tt> est à son
819 tour un sous-répertoire du répertoire racine <tt>/</tt>.
820 <p>
821 </list>
822 Quelques points à noter:
823 <p>
824 Chaque fichier ou répertoire est désigné par un chemin d'accès, ou séquence de
825 répertoires à parcourir pour l'atteindre. Tous les chemins d'accès commencent
826 au répertoire racine. Il y a un <tt>/</tt> dans le chemin d'accès entre chaque
827 répertoire ou fichier.
828 <p>
829 On réfère au répertoire racine avec simplement <tt>/</tt>. Ne confondez pas ce
830 "racine" ("root") avec l'utilisateur root, l'utilisateur de votre système qui
831 possède des "super pouvoirs".
832 <p>
833 Les répertoires sont disposés selon la métaphore d'un arbre. Tous les chemins
834 d'accès absolus commencent avec le répertoire racine. Le répertoire racine
835 comporte un certain nombre de branches, comme <tt>/etc</tt> et <tt>/home</tt>.
836 Ces sous-répertoires se subdivisent à leur tour en d'autres sous-répertoires.
837 L'ensemble est appelé l'"arborescence des répertoires".
838 <p>
839 Vous pouvez vous représenter un chemin d'accès absolu comme un route depuis la
840 base de l'arbre (/) jusqu'à l'extrémité d'une des branches (un fichier). Vous
841 entendrez aussi certains parler de l'arborescence des répertoires comme d'un
842 arbre généalogique: les sous-répertoires ont des "parents", et un chemin montre
843 l'ascendance complète d'un fichier.
844 <p>
845 Il existe aussi des chemins d'accès relatifs qui débutent ailleurs que depuis
846 le répertoire racine. Nous en reparlerons plus tard.
847 <p>
848 Il n'y a aucun répertoire qui corresponde à un périphérique matériel, comme
849 votre disque dur. Ceci diffère de DOS et de Windows, où tous les chemins
850 d'accès débutent par un nom de périphérique comme C:\. L'arborescence des
851 répertoires est conçue pour être une abstraction du matériel!, et vous donc
852 pouvez l'utiliser sans connaître quel est le matériel (ceci est important si
853 vous utilisez un système situé dans un autre endroit, géré par l'administrateur
854 système de votre compagnie).
855 <p>
856 Ainsi, vos fichiers peuvent aussi bien se trouver sur un seul disque que sur
857 vingt. Vous ne pouvez le dire en regardant l'arborescence des répertoires, et
858 presque toutes les commandes fonctionnent de la même façon quels que soient
859 le(s) périphérique(s) sur lesquels ils se trouvent en réalité.
860 <p>
861 Tous les répertoires sauf <tt>/</tt> ont un nom, qui peut contenir tous les
862 symboles ou lettres à l'exception de <tt>/</tt>.
863 <p>
864 Les noms de fichiers sont "case sensitive" (sensibles à la casse). Ce qui
865 signifie que <tt>MYFILE</tt> et <tt>MyFile</tt> sont des fichiers différents.
866 <p>
867 Ne vous inquiétez pas si tout vous ne semble pas encore clair. De nombreux
868 exemples vont suivre.
869
870 <sect1>Utiliser les fichiers: un tutorial</sect1>
871 <p>
872 Pour utiliser votre système vous devez savoir comment créer, déplacer,
873 renommer et effacer des fichiers et des répertoires. Vous effectuerez ces
874 choses au prompt du shell. (Ndt: mais rassurez vous, des gestionnaires de
875 fichier en mode graphique sont aussi livrés avec Debian, aussi bien sous la
876 console en mode texte que sous X)
877 <p>
878 Le meilleur moyen d'apprendre est d'essayer ce que vous apprenez. Tant que
879 vous n'êtes pas root (et que vous n'avez pas créé d'importants fichiers), il
880 n'y a rien que vous puissiez sérieusement abîmer. Vous pouvez donc y aller -
881 tapez chacune de ces commande au prompt du shell et appuyez sur entrée.
882 <p>
883 <enumlist>
884 <item><tt>pwd</tt>
885 <p>
886 <tt>pwd</tt> est mis pour Present Working Directory - répertoire de travail
887 actuel. Vous devriez voir à l'écran le nom du répertoire dans lequel vous êtes
888 - probablement <tt>/home/votrenom</tt>.
889 <p>
890 <item><tt>ls</tt>
891 <tt>ls</tt> est mis pour "lister", comme dans "lister les fichiers". Quand
892 vous tapez <tt>ls</tt>, vous devez voir une liste de tous les fichiers de votre
893 répertoire de travail actuel. Si vous venez juste d'installer Debian, votre
894 répertoire personnel est sans doute vide. Si votre répertoire de travail est
895 vide, <tt>ls</tt> n'affichera rien à l'écran - il vous semblera qu'il ne fait
896 rien du tout.
897 <p>
898 <item><tt>cd /</tt>
899 <p>
900 <tt>cd</tt>est mis pour "Change Directory" - changer de répertoire. Dans ce
901 cas, vous avez demandé de passer au répertoire racine. Tapez <tt>pwd</tt> de
902 nouveau, et vérifiez que vous travaillez maintenant dans le répertoire racine.
903 Tapez <tt>ls</tt> et voyez ce qu'il y a dans <tt>/</tt>.
904 <p>
905 <item><tt>cd</tt>
906 <p>
907 Taper seulement <tt>cd</tt> vous amène à votre répertoire personnel -
908 <tt>/home/votrenom</tt>. Tapez <tt>pwd</tt> pour le vérifier.
909 <p>
910 <item><tt>mkdir entraînement</tt>
911 <p>
912 Dans votre répertoire personnel, créons un répertoire appelé
913 <tt>entraînement</tt>. Nous utiliserons ce répertoire pour essayer d'autres
914 commandes. Vous pouvez taper <tt>ls</tt> pour vérifier que votre nouveau
915 répertoire existe bel et bien.
916 <p>
917 <item><tt>cd entraînement</tt>
918 <p>
919 Change de répertoire pour <tt>entraînement</tt>.
920 <p>
921 <item><tt>mkdir monsousrépertoire
922 <p>
923 Crée un sous répertoire d'<tt>entraînement</tt>
924 <p>
925 <item><tt>cp /etc/profile .</tt>
926 <p>
927 Les choses vont devenir un peu plus compliquées! <tt>cp</tt> est une forme
928 abrégée pour "copy" (copier). <tt>/etc/profile</tt> est juste un fichier
929 quelconque de votre système, ne vous inquiétez pas à propos de ce qu'il
930 signifie maintenant. Nous l'avons copié dans <tt>.</tt> - mais qu'est-ce que
931 <tt>.</tt>? <tt>.</tt> représente simplement "le répertoire dans lequel je me
932 trouve actuellement", soit le répertoire de travail actuel. Nous avons donc
933 créé une copie de /etc/profile, et nous l'avons placée dans notre répertoire
934 <tt>entraînement</tt>. Tapez <tt>ls</tt> pour vérifier qu'il y a bien un
935 fichier nommé profile dans le répertoire de travail actuel.
936 <p>
937 <item><tt>more profile</tt>
938 <p>
939 <tt>more</tt> est utilisé pour voir le contenu de fichiers texte, comme
940 /etc/profile. On l'appelle <tt>more</tt> ("plus") parce qu'il affiche une page
941 du fichier à la fois, et que vous devez appuyer sur la barre espace pour voir
942 la suite. <tt>more</tt> se terminera quand vous aurez atteint la fin du
943 fichier, ou quand vous appuierez sur <tt>q</tt> (quitter). Vous pouvez
944 également taper <tt>more /etc/profile</tt> pour vérifier que votre copie est
945 conforme à l'original.
946 <p>
947 <item><tt>mv profile monsousrépertoire</tt>
948 <p>
949 Comme vous l'avez peut-être deviné, <tt>mv</tt> est mis pour "move"
950 (déplacer). Nous avons déplacé le fichier <tt>profile</tt> depuis le répertoire
951 courant dans le sous-répertoire que nous avons créé précédemment. Vous pouvez
952 taper <tt>ls</tt> et/ou <tt>ls monsousrépertoire</tt> pour vous assurer que le
953 déplacement a bien été effectué.
954 <p>
955 <item><tt>cd monsousrépertoire</tt>
956 <p>
957 Aller au sous-répertoire.
958 <item><tt>mv profile monprofile </tt>
959 <p>
960 On utilise également <prgn>mv</prgn> pour renommer les fichiers - en les
961 déplaçant vers un autre nom. Ainsi, il n'y a pas de commande séparée pour
962 renommer. Notez que le second argument de <tt>mv</tt> peut être un répertoire
963 où déplacer le fichier, ou un nouveau nom de fichier. <tt>cp</tt> fonctionne de
964 la même façon.
965 <p>
966 Comme d'habitude, vous pouvez taper <tt>ls</tt> pour voir le résultat de <tt>mv</tt>.
967 <p>
968 <item><tt>mv monprofile ..</tt>
969 <p>
970 De la même façon que <tt>.</tt> signifie "le répertoire où je me trouve
971 maintenant", <tt>..</tt> signifie "le répertoire parent du répertoire courant",
972 ici le répertoire <tt>entraînement</tt> que nous avons créé précédemment.
973 Utilisez <tt>ls</tt> pour vérifier que c'est bien là que <tt>monprofile</tt> se
974 trouve maintenant.
975 <p>
976 <item><tt>cd ..</tt>
977 <p>
978 Aller au répertoire parent - ici <tt>entraînement</tt>, où vous venez juste de
979 mettre <tt>monprofile</tt>.
980 <p>
981 <item><tt>rm monprofile</tt>
982 <p>
983 <tt>rm</tt> est mis pour "remove" (enlever) - ceci efface le fichier
984 <tt>monprofile</tt>. Soyez prudents! Effacer un fichier sur un système
985 GNU/Linux est quelque chose de permanent - il n'y a pas de "undelete" (rétablir
986 un fichier effacé). Si vous l'effacez avec <tt>rm</tt>, il n'existe
987 définitivement plus.
988 <p>
989 <item><tt>rmdir monsousrépertoire</tt>
990 <p>
991 <tt>rmdir</tt> est identique à <tt>rm</tt>, excepté qu'il s'utilise sur des
992 répertoires. Notez que <tt>rmdir</tt> ne fonctionne que sur des répertoires
993 vides - si ceux-ci contiennent des fichiers, vous devez les effacer au
994 préalable, ou utiliser <tt>rm -r</tt> à la place.
995 <p>
996 <item><tt>rmdir .</tt>
997 <p>
998 Oups! Ça n'a pas fonctionné. Vous ne pouvez effacer le répertoire dans
999 lequel vous êtes en train de travailler. <item><tt>cd ..</tt>
1000 <p>
1001 Sortez donc du répertoire courant, et entrez dans le répertoire parent. Vous
1002 pouvez maintenant taper:
1003 <p>
1004 <item><tt>rmdir entraînement</tt>
1005 <p>
1006 Ceci effacera les dernières traces de votre session d'entraînement.
1007 </enumlist>
1008 <p>
1009 Notez les deux façons différentes d'écrire un chemin d'accès présentes dans
1010 les exemples ci-dessus. Certains commencent par <tt>/</tt>, le répertoire
1011 racine, comme pour <tt>/etc/profile</tt>. On les appelle des chemins d'accès
1012 absolus parce qu'ils réfèrent toujours au même fichier quel que soit votre
1013 répertoire courant.
1014 <p>
1015 Deux noms de répertoires seulement sont utilisés pour les chemins d'accès
1016 relatifs: <tt>.</tt> et <tt>..</tt>. Le répertoire <tt>.</tt> renvoie au
1017 répertoire courant et <tt>..</tt> est le répertoire parent. Ce sont des
1018 "raccourcis" pour les répertoires. Ils sont présents dans chaque répertoire.
1019 Même le répertoire racine possède sont propre répertoire parent - il est son
1020 propre parent!
1021 <p>
1022 Ainsi, les chemins d'accès qui incluent <tt>.</tt> ou <tt>..</tt> sont
1023 relatifs, parce que leur signification dépend du répertoire courant. Si je suis
1024 dans <tt>/usr/bin</tt> et que je tape <tt>../etc</tt>, je me réfère à
1025 <tt>/usr/etc</tt>. Si je suis dans <tt>/var</tt> et que je tape
1026 <tt>../etc</tt>, alors je me réfère à <tt>/etc</tt>. Notez qu'un nom de chemin
1027 d'accès ne débutant pas par le répertoire racine commence implicitement par un
1028 <tt>./</tt>. Vous pouvez donc aussi bien taper <tt>local/bin</tt> que
1029 <tt>./local/bin</tt> - la signification est la même<footnote>***</footnote>.
1030 <p>
1031 Un dernier conseil utile: le tilde <tt>~</tt> est un alias pour votre
1032 répertoire personnel. Taper <tt>cd ~</tt> est donc la même chose que taper
1033 <tt>cd</tt> tout seul. Vous pouvez également taper des commandes comme <tt>cd
1034 ~/entraînement/monsousrépertoire</tt>.
1035 <p>
1036 Maintenant vous savez comment créer, copier, déplacer, renommer et effacer des
1037 fichiers et des répertoires. Vous avez aussi appris des raccourcis, comme taper
1038 simplement <tt>cd</tt> pour passer à votre répertoire personnel, et <tt>.</tt>
1039 et <tt>..</tt> pour référer respectivement au répertoire courant et à son
1040 parent. Vous devriez également vous rappeler du concept de répertoire racine,
1041 ou <tt>/</tt>, et de l'alias <tt>~</tt> pour votre répertoire personnel.
1042 <p>
1043
1044 <sect>Les processus</sect>
1045 <p>
1046 (Auparavant je pensais que cela devait venir plus tard, mais maintenant je
1047 trouve que cette section est bien ici.) Il s'agit simplement de l'utilisation
1048 de <tt>ps</tt> pour lister tous les processus du système, de la façon dont
1049 fonctionne le système, en démarrant un processus originel (init) et en en
1050 lançant d'autres après cela, mais aussi que lorsqu'on lance un programme, il
1051 lance un ou plusieurs processus. <tt>top</tt> (un programme très explicatif).
1052 <p>
1053 Les processus = des outils pour le multitâche.
1054
1055 <sect>Ce qu'est le shell<sect>
1056 <p>
1057 Le shell est un programme qui vous permet de lancer, d'interrompre et
1058 d'interagir avec d'autres programmes. C'est une sorte de façon de parler aux
1059 processus. (fixme OK, c'est sans doute une mauvaise manière d'expliquer ce
1060 qu'est un shell. Des idées?)
1061 <p>
1062 Expliquer par un tutorial qui démarre un processus ("man?"), le suspend avec
1063 <tt>Ctrl-Z</tt>, fait quelque chose d'autre, utilise la commande "jobs",
1064 retourne à un processus, le suspend, en lance un en arrière plan, "jobs" de
1065 nouveau, retour aux deux processus et les quitte? Peut-être un "kill" ici?
1066 aussi un retour à <tt>ps</tt> pour montrer les relations entre les jobs du
1067 shell?
1068 <p>
1069 <sect>Gérer votre identité<sect>
1070 <p>
1071 <tt>chfn</tt>, <tt>finger</tt>, <tt>passwd</tt>
1072 <p>
1073
1074 <chapt>Lire la documentation et obtenir de l'aide</chapt>
1075
1076 <sect>Types de documentation</sect>
1077 <p>
1078 Malheureusement, la documentation est un peu désorganisée sur les systèmes dérivés
1079 d'Unix. Sur Debian, vous pouvez trouver de la documentation au moins aux endroits
1080 suivants:
1081 <p>
1082 Les pages de man, accessibles avec la commande <prgn>man</prgn>.
1083 <p>
1084 Les pages info, accessibles avec la commande <prgn>info</prgn>.
1085 <p>
1086 Les répertoires /usr/doc/paquet, où paquet est le nom d'un paquet Debian.
1087 <p>
1088 /usr/doc/HOWTO/ contient les documents HOWTO du Projet de Documentation Linux.
1089 <p>
1090 De nombreuses commandes possèdent une option -h ou --help. Essayez de taper
1091 le nom de la commande suivi de ces options.
1092 <p>
1093 Le Projet de Documentation de Debian a écrit quelques manuels, celui-ci inclus.
1094 <p>
1095 Le site web de Debian, <ftpsite>www.debian.org</ftpsite>, possède une FAQ et
1096 d'autres choses utiles.
1097 <p>
1098 Vous pouvez trouver de nombreux livres, contenant des informations utiles,
1099 dans le commerce. De nombreuses personnes recommandent très fortement les
1100 éditions O'Reilly.
1101 <p>
1102 La diversité est due à de multiples raisons. Par exemple, <tt>info</tt>
1103 était destiné à remplacer <tt>man</tt>, mais <tt>man</tt> n'a pas encore
1104 disparu.
1105 <p>
1106 Où trouver de l'aide? Voici quelques suggestions:
1107 <p>
1108 Utilisez les pages de <tt>man</tt> et l'option <tt>--help</tt> pour obtenir
1109 un bref résummé de la syntaxe de la commande et de ses options. Utilisez
1110 également <tt>man</tt> si le programme ne dispose pas encore d'une page
1111 <tt>info</tt>.
1112 <p>
1113 Utilisez <tt>info</tt> si le programme est doté d'une documentation <tt>info</tt>.
1114 <p>
1115 Si rien de ce qui précède ne suffit, regardez dans /usr/doc/paquet.
1116 <p>
1117 /usr/doc/paquet contient souvent des informations spécifiques à Debian.
1118 <p>
1119 Référez-vous aux HOWTOs pour des instructions sur la manière de configurer un
1120 point particulier, ou pour des informations concernant votre propre matériel.
1121 Par exemple, le HOWTO Ethernet contient quantité d'informations sur les cartes
1122 ethernet, et le HOWTO PPP détaille la manière de configurer PPP.
1123 <p>
1124 Utilisez les manuels du Projet de Documentation de Debian pour des
1125 explications conceptuelles et des informations spécifiques à Debian.
1126 <p>
1127 Si tout cela échoue, demandez à quelqu'un. Voyez <ref id="aide d'une
1128 personne">.
1129 <p>
1130 L'utilisation des pages de man est décrite plus loin dans <ref id="man">.
1131 <tt>info</tt>, les fichiers contenus dans /usr/doc et l'aide
1132 que peut vous apporter une personne font l'objet de ce chapitre.
1133 <p>
1134 <sect>Utiliser <tt>info</tt></sect>
1135 <p>
1136 Un bref résumé/tutorial des touches, mentionnant TkInfo, et un mea-culpa
1137 pour les ridicules touches.
1138
1139 <sect>Lire des fichiers texte avec <prgn>more</prgn> et
1140 <prgn>less<prgn></sect>
1141 <p>
1142 Utilisation de ces commandes pour lire des docs. Mention de <prgn>zless</prgn> et quand l'utiliser.
1143
1144 <sect>Les HOWTO</sect>
1145 <p>
1146 A côté de ses livres, le Projet de Documentation Linux a réalisé une série de brefs documents
1147 décrivant la configuration d'aspect particuliers de GNU/Linux. Par exemple, le
1148 HOWTO SCSI décrit certaines des complications liées à l'utilisation du SCSI
1149 - une procédure standard de communication avec les périphériques - et de
1150 GNU/Linux. En général, les HOWTO comportent des informations plus spécifiques au
1151 sujet d'une configuration matérielle particulière, et seront moins
1152 d'actualité que ce manuel.
1153 <p>
1154 Il existe un paquet Debian pour les HOWTO. Si vous l'avez installé, vous
1155 devriez les trouver dans /usr/doc/HOWTO. Cependant, vous pourrez
1156 certainement en obtenir des versions plus récentes sur le net - essayez
1157 <ftpsite>sunsite.unc.edu</ftpsite>.
1158
1159 <sect>Obtenir l'aide d'une personne</sect>
1160 <p>
1161 Indication de sites web, de canaux IRC, debian-user, newsgroups. Mentionner
1162 qu'il existe aussi des consultants rémunérés.
1163
1164 <sect1>Ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire quand on pose une
1165 question</sect1>
1166 <p>
1167 En premier lieu, LISEZ la documentation adéquate. Des informations comme les
1168 options des commandes et ce que ces commandes effectuent s'y trouveront.
1169 <p>
1170 REGARDEZ les HOWTO si votre question concerne une configuration quelconque,
1171 comme pour PPP ou Ethernet.
1172 <p>
1173 ASSUREZ-VOUS que la réponse ne se trouve pas dans ce manuel (bien que la
1174 réalisation d'un index soit utile - nous y travaillons!).
1175 <p>
1176 NE vous retenez PAS de poser la question, lorsque vous avez fournit les
1177 efforts minimaux pour chercher la réponse.
1178 <p>
1179 N'ayez pas peur de demander des explications sur des concepts, des conseils
1180 et autres aspects peu présents dans la documentation.
1181 <p>
1182 INCLUEZ toutes les informations qui semblent avoir un rapport. Vous voudrez
1183 presque toujours indiquer la version de Debian que vous utilisez. Sans doute
1184 mentionnerez-vous aussi la version des paquets importants: la commande
1185 <prgn>dpkg</prgn> <example>--status packagename</example> vous l'indiquera.
1186 Il est aussi utile de dire ce que vous avez essayé et ce qui en a résulté.
1187 <p>
1188 NE vous répandez PAS en excuses à cause de votre ignorance ou parce que vous
1189 êtes un débutant. Il n'y a aucune raison pour que tout le monde doive être
1190 un expert de GNU/Linux, tout comme personne n'est supposé posséder un doctorat en
1191 mécanique.
1192 <p>
1193 N'envoyez PAS de mail sous une forme HTML. Certaines versions de Netscape et
1194 d'Internet Explorer postent en HTML au lieu de le faire en format texte.
1195 Beaucoup ne liront même pas ces envois, car ils sont difficiles à lire pour
1196 la plupart des logiciels de courrier électronique. Il devrait y avoir une
1197 option dans les préférences pour désactiver le HTML.
1198 <p>
1199 SOYEZ POLIS. Souvenez-vous que Debian est réalisé grâce aux efforts de tous,
1200 et que quiconque vous aide ne le fait que par gentillesse.
1201 <p>
1202 POSTEZ à nouveau votre question à la liste de diffusion si vous n'avez
1203 toujours pas obtenu de réponse après quelques jours. Peut-être était-elle
1204 surchargée par un grand nombre de messages et le votre n'a pas retenu
1205 l'attention. Ou bien personne ne connaît la réponse - si personne ne répond
1206 la deuxième fois, c'est sans doute cela.
1207 <p>
1208 REPONDEZ vous-même aux questions quand vous connaissez la réponse. Debian
1209 n'est rendu possible que parce que chacun fait son travail - donc, si vous
1210 posez une question et que quelqu'un d'autre demande la même chose, vous
1211 pourrez répondre. Faites-le!
1212
1213 <sect>Obtenir des informations du système</sect>
1214
1215 <p>
1216 Quand vous essayez de résoudre un problème ou que vous demandez de l'aide,
1217 vous aurez besoin d'obtenir de l'information au sujet de votre système.
1218 Voici quelques moyens d'y parvenir.
1219 <p>
1220 <example>/var/log/*</example>, <example>dmesg</example>, <example>uname
1221 -a</example>
1222
1223 <chapt>Plus sur les fichiers</chapt>
1224 <p>
1225 Dans <ref id="fichiers"> nous avons traité le déplacement et le renommement
1226 des fichiers avec <prgn>mv</prgn>, la copie avec <prgn>cp</prgn>, l'effacement
1227 avec <prgn>rm</prgn> (et l'effacement de répertoires avec <prgn>rmdir</prgn>),
1228 sans oublier la création de répertoires avec <prgn>mkdir</prgn>. Ce chapitre
1229 couvre quelques aspects supplémentaires au sujet des fichiers.
1230
1231 <sect>Les permissions</sect>
1232 <p>
1233 GNU et les systèmes Unix sont conçus pour permettre à de nombreuses
1234 personnes l'utilisation du même ordinateur, tout en gardant privés certains
1235 fichiers, ou en empêchant certaines personnes de modifier certains fichiers.
1236 Ceci vous préserve d'une destruction accidentelle du système, et si
1237 l'ordinateur est accessible au public comme c'est le cas dans une école ou
1238 dans un bureau, il empêche la destruction volontaire du système.
1239 <p>
1240 Maintenant, tapez <example>ls -l /etc/resolv.conf</example>
1241 <p>
1242 Ceci devrait vous présenter une sortie similaire à celle-ci:
1243 <p>
1244 <example>-rw-r--r-- 1 root root 119 Feb 23 1997 /etc/resolv.conf</example>
1245 <p>
1246 L'option -l de ls demande toutes les informations additionnelles. Les
1247 informations de droite sont faciles - la taille du fichier est de 119
1248 octets, la date indique la dernière fois où le fichier a été changé, le 23
1249 février 1997, le nom du fichier est /etc/resolv.conf. Sur la partie gauche
1250 de l'écran, c'est un peu plus compliqué.
1251 <p>
1252 Tout d'abord, une brève explication technique: le -rw-r--r-- représente
1253 les autorisations d'accès du fichier (le "mode" en anglais), le 1 est le
1254 nombre de "hard links" c'est à dire de liens non symboliques sur ce fichier (ou
1255 le nombre de fichiers d'un répertoire), et les deux root sont l'utilisateur et
1256 le groupe auxquels appartient le fichier.
1257 <p>
1258 Après ce début un peu abscons, nous allons revenir plus doucement sur ces
1259 aspects (à part pour les "hard links" - voyez pour cela FIXME xref).
1260 <p>
1261 <sect1>Les groupes</sect1>
1262 <p>
1263 Chaque fichier possède deux propriétaires - un utilisateur et un groupe. Le
1264 cas ci-dessus peut prêter à confusion, dans la mesure où il y a un groupe
1265 appelé root en plus de l'utilisateur root. Les groupes sont juste des
1266 ensembles d'utilisateurs qui ont une autorisation d'accès collective à une
1267 certaine partie du système. Les groupes de jeu en sont un bon exemple.
1268 En effet, vous pouvez configurer votre système pour que seuls les membres d'un
1269 groupe de jeu aient l'autorisation de jouer.
1270 <p>
1271 Un exemple plus pratique: supposons que vous configurez un ordinateur pour
1272 une école. Vous voulez peut-être rendre certains fichiers accessibles aux
1273 enseignants, mais pas aux élèves, donc vous mettez tous les enseignants dans
1274 un seul groupe. Ensuite, vous pouvez dire au système que certains fichiers
1275 appartiennent aux membres du groupe professeurs, et que personne d'autre ne
1276 peut accéder à ces fichiers. Voici certaines choses que vous pouvez essayer
1277 pour vous familiariser avec les groupes sur votre système:
1278 <p>
1279 <enumlist>
1280 <item><tt>groups</tt>
1281 <p>
1282 Taper ceci au prompt du shell vous dira de quels groupes vous êtes membre.
1283 Selon toute probabilité, vous n'êtes membre que d'un seul groupe, qui est
1284 identique à votre nom d'utilisateur (FIXME: trouver quelle est l'explication
1285 de ceci)
1286 <item>
1287 <tt>more /etc/groups</tt>
1288 Ce fichier liste les groupes qui existent sur votre système. Notez le groupe
1289 root (le seul membre de ce groupe est l'utilisateur root), et le groupe qui
1290 correspond à votre nom d'utilisateur. Il y a aussi des groupes comme dialout
1291 (les utilisateurs autorisés à communiquer avec le modem), et floppy (les
1292 utilisateurs qui peuvent utiliser le lecteur de disquettes). Cependant,
1293 votre système n'est probablement pas configuré pour utiliser ces groupes -
1294 il y a de grandes chances pour que seul root puisse utiliser le lecteur de
1295 disquettes ou le modem tout de suite. Pour obtenir des détails sur ce
1296 fichier, essayez de taper <tt>man group</tt>
1297 <p>
1298 <item><tt>ls -l /home</tt>
1299 Vous permet de voir que chaque répertoire d'utilisateur est possédé par cet
1300 utilisateur et par le groupe personnel de celui-ci (si vous venez juste
1301 d'installer Debian, vous devez être le seul utilisateur).
1302 </enumlist>
1303
1304 <sect1>Les autorisations d'accès</sect1>
1305 <p>
1306 En plus d'être possédés par un utilisateur et un groupe, chaque fichier et
1307 répertoire a également des droits d'accès, qui déterminent qui est autorisé
1308 à lire, écrire et exécuter le fichier. Quelques autres choses sont aussi
1309 déterminées par les autorisations d'accès, mais ce sont des sujets avancés que
1310 nous omettrons pour l'instant.
1311 <p>
1312 Les autorisations d'accès se présentent sous cette forme dans la sortie renvoyée par
1313 <tt>ls</tt>: -rw-r--r--. Il y a dix "espaces" ici, mais les autorisations d'accès consistent
1314 en douze bits (considérez les bits comme des interrupteurs qui peuvent être
1315 allumés ou éteints). Nous ne considéreront que neuf de ces bits: ceux qui
1316 contrôlent les permissions de lecture, d'écriture et d'exécution pour
1317 l'utilisateur qui possède le fichier, pour le groupe auquel il appartient et
1318 pour tous les utilisateurs du système (aussi appelés "le reste du monde").
1319 Notez que trois types de permissions (lecture, écriture et exécution) pour
1320 trois sortes de personnes donnent neuf combinaisons.
1321 <p>
1322 Dans les autorisations d'accès, le premier champ donne le type du fichier. Dans cet exemple,
1323 le - indique que c'est un fichier normal. Si ç'avait été un d, nous aurions
1324 eu affaire à un répertoire. Il y a d'autres possibilités trop complexes
1325 pour que nous les abordions maintenant. (voir FIXME).
1326 <p>
1327 Les 9 champs suivants sont utilisés pour afficher les 12 bits qui composent
1328 les autorisations d'accès du fichier. Les 9 bits de base (lecture, écriture et exécution pour
1329 l'utilisateur, le groupe et le reste du monde) sont affichés comme trois
1330 blocs de rwx. Donc, si toutes les permissions sont accordées, les autorisations d'accès
1331 ressembleront à ceci: -rwxrwxrwx (les trois bits restants sont rendus en
1332 changeant le x en s, t, S ou T, mais il s'agit d'un sujet compliqué que nous
1333 réservons pour plus tard).
1334 <p>
1335 Dans ce contexte, "lecture", "écriture" et "exécution" ont les
1336 significations suivantes:
1337 <p>
1338 La permission en écriture, indiquée par r ("read"), autorise l'examen du
1339 contenu d'un fichier. Appliquée à un répertoire, elle autorise à afficher le
1340 contenu du répertoire.
1341 <p>
1342 La permission en écriture, indiquée par w ("write"), donne la permission de
1343 faire des changement à un fichier. Pour les répertoires, elle donne
1344 l'autorisation de créer et d'effacer des fichiers dans le répertoire.
1345 <p>
1346 La permission d'exécution, indiquée par un x, donne la permission d'exécuter
1347 le fichier comme une commande. En clair, la donner ne revêt un sens que si
1348 le fichier est effectivement une commande.
1349 <p>
1350 Dans la mesure où l'on ne peut jamais exécuter un répertoire, le bit
1351 d'exécution revêt un sens différent. Pour les répertoires, la permission
1352 d'exécution représente l'autorisation d'accéder aux fichiers du répertoire.
1353 Notez que cela est lié avec la permission d'écriture (w): la permission
1354 d'exécution doit être toujours donnée lorsqu'on veut autoriser l'accès à un
1355 répertoire car sans celle-ci
1356 l'autorisation en écriture est inutile. La permission d'exécution pour les
1357 répertoires est souvent appelée permission de "recherche" ("search"),
1358 puisqu'elle n'a rien à voir avec l'exécution. Permission d'"accès aux
1359 fichiers" serait sans doute une meilleure dénomination, mais personne ne
1360 l'utilise.
1361 <p>
1362 Les autorisations d'accès pour les répertoires peuvent prêter à confusion,
1363 donc voici quelques exemples des effets de combinaisons variées:
1364 <p>
1365 r--
1366 <p>
1367 L'utilisateur, le groupe ou le reste du monde, lorsque ces permissions
1368 s'appliquent à eux, peuvent afficher le contenu du répertoire mais rien
1369 d'autre. Les fichiers présents dans le répertoire ne peuvent être lus,
1370 modifiés, effacés, ni manipulés en quelque façon. La seule action autorisée
1371 est de lire le contenu du répertoire lui-même, ce qui veut dire voir quels
1372 fichiers il contient.
1373 <p>
1374 rw-
1375 <p>
1376 L'autorisation en écriture n'a pas d'effets en l'absence de la permission
1377 d'exécution, donc le résultat est identique à l'exemple ci-dessus.
1378 <p>
1379 r-x
1380 <p>
1381 Ceci permet de voir les fichiers présents dans le répertoire, et autorise
1382 l'accès à ces fichiers. Cependant, les fichiers ne peuvent être créés ou
1383 effacés. L'accès signifie que vous pouvez afficher, modifier ou exécuter les
1384 fichiers dans la mesure où les propres permissions de ceux-ci l'autorisent.
1385 <p>
1386 --x
1387 <p>
1388 On peut accéder aux fichiers, mais le contenu du répertoire ne peut être
1389 affiché: vous devez donc savoir à l'avance le nom des fichiers que vous
1390 recherchez (à moins d'avoir beaucoup de chance). Les fichiers ne peuvent
1391 être créés ou effacés.
1392 <p>
1393 rwx
1394 <p>
1395 Vous pouvez faire tout ce que vous désirez avec les fichiers de ce
1396 répertoire, tant que cela est autorisé par les propres permissions des fichiers.
1397 <p>
1398 Les permissions d'écriture d'un répertoire déterminent si vous pouvez
1399 effacer les fichiers de ce dernier - un fichier en lecture seule peut être
1400 effacé, si vous avez l'autorisation d'écrire dans le répertoire qui le
1401 contient. Vous ne pouvez effacer de fichier d'un répertoire en lecture
1402 seule, même si vous avez la permission d'effectuer des changements dans le
1403 fichier. Les permissions des fichiers n'ont rien à voir avec l'effacement
1404 des fichiers.
1405 <p>
1406 Ceci signifie aussi que si vous possédez un répertoire, vous pouvez toujours
1407 en effacer des fichiers, même si ces fichiers appartiennent au root (Ndt:
1408 ceci parce que le possesseur d'un répertoire peut toujours modifier ses
1409 propres droits d'accès, et s'accorder une autorisation en écriture).
1410
1411 <p>
1412 Les permissions d'exécution d'un répertoire déterminent si vous avez ou non
1413 accès aux fichiers - et donc si les permissions des fichiers entrent en jeu. Si
1414 vous disposez de la permission d'exécution pour un répertoire, les permissions
1415 des fichiers de ce répertoire deviennent pertinentes. Dans le cas contraire,
1416 les permissions des fichiers ne servent à rien, dans la mesure où vous ne
1417 pouvez de toute façon pas accéder aux fichiers.
1418 <p>
1419 Si vous avez la permission d'exécution pour le répertoire, les permissions de
1420 fichiers déterminent si vous pouvez lire le contenu du fichier, le modifier
1421 et/ou exécuter le fichier comme une commande.
1422 <p>
1423 FIXME: Les deux paragraphes suivants sont-ils corrects?
1424 <p>
1425 Pour conclure, l'autorisation de changer les permissions d'un fichier n'est
1426 pas affectée par les autorisations d'accès de ce fichier ou du répertoire le
1427 contenant. Plus précisément, vous pouvez toujours changer les permissions des
1428 fichiers et des répertoires que vous possédez, mais non celles des fichiers
1429 possédés par d'autres utilisateurs, tant que vous avez l'autorisation d'accéder
1430 à ce fichier. Ainsi, si vous pouvez accéder à un fichier que vous possédez
1431 (c'est à dire si vous avez la permission d'exécution pour le répertoire dans
1432 lequel il se trouve), alors vous pouvez modifier ses permissions.
1433 <p>
1434 Ceci signifie que vous ne pouvez vous enlever vos propres permissions de façon
1435 permanente, parce que vous pouvez toujours vous les redonner. Admettons que
1436 vous enleviez la permission d'écriture d'un fichier qui vous appartient, puis
1437 essayiez de modifier le fichier. Vous ne serez pas autorisé à le faire, mais
1438 vous pouvez toujours vous réattribuer l'autorisation en écriture puis modifier
1439 le fichier. La seule façon de ne plus pouvoir changer les permissions est de
1440 perdre totalement l'accès au fichier.
1441 <sect1>Les permissions en pratique</sect1> <p> FIXME: Ce n'est pas très
1442 approfondi. Cependant, approfondir rendrait cette partie vraiment longue et
1443 impliquerait la création de fichiers en tant que root, afin de montrer les
1444 effets de différents propriétaires, etc. - peut-être que cela n'en vaut pas la
1445 peine.
1446 <p>
1447 Cette section utilise une courte séance d'exemples pour démontrer
1448 comment les permissions sont utilisées. Vous pouvez sauter cette section que
1449 cela vous fasse perdre le fil.
1450 <p>
1451 Pour changer les permissions, nous utiliserons la commande <prgn>chmod</prgn>.
1452 <p>
1453 <enumlist><item><example>cd; touch myfile</example>
1454 <p>
1455 Voici quelques nouveautés. Tout d'abord, vous pouvez utiliser <tt>;</tt> pour
1456 placer deux commandes sur une seule ligne. Vous pouvez taper l'example
1457 ci-dessus de cette façon:
1458 <p>
1459 <example>$ cd $ touch myfile</example>
1460 <p>
1461 ou sous cette forme:
1462 <p>
1463 <example>$ cd; touch myfile</example>
1464 <p>
1465 et le résultat sera le même.
1466 <p>
1467 Souvenez-vous que <tt>cd</tt> tout seul vous ramène à votre propre répertoire
1468 personnel (home directory). <tt>touch</tt> est généralement utilisé pour amener
1469 la date de modification du fichier à l'heure courante, mais il possède une
1470 caractéristique intéressante: si le fichier n'existe pas, <tt>touch</tt> le
1471 crée. Nous l'utilisons donc pour créer un fichier avec lequel nous allons nous
1472 entraîner. Utilisez <example>ls -l</example> pour vous assurer que le fichier a
1473 bien été créé, et notez les autorisations d'accès:
1474 <p>
1475 <example>$ ls -l -rw-r--r-- 1 havoc havoc 0 Nov 18 22:04 myfile
1476 <p>
1477 Bien sûr, l'heure et les noms de l'utilisateur et du groupe seront différent
1478 dans votre cas. La taille du fichier est 0, puisque <tt>touch</tt> crée un
1479 fichier vide. <tt>-rw-r--r--</tt> représente les autorisations d'accès par
1480 défaut sous Debian (vous pouvez changer ceci - cf. FIXME: ajouter une référence
1481 à umask).
1482 <p>
1483 <item><example>chmod u+x myfile</example>
1484 <p>
1485 Cette commande ajoute (+) la permission d'exécution (x) à l'utilisateur (u)
1486 qui possède le fichier. Utilisez <tt>ls -l</tt> pour observer les effets
1487 produits.
1488 <p>
1489 <item><example>chmod go-r myfile</example>
1490 <p>
1491 Nous venons de soustraire l'autorisation en écriture pour le groupe qui
1492 possède le fichier, et pour tous les autres (others, o). Là encore, utilisez
1493 <tt>ls -l</tt> pour en vérifier les effets.
1494 <p>
1495 <item><example>chmod ugo=rx myfile</example>
1496 <p>
1497 Nous avons attribué (=) à l'utilisateur, au groupe et à tous les autres les
1498 autorisations en écriture et en exécution. Ceci configure les permissions
1499 exactement comme vous l'avez spécifié, et enlève les autres permissions. Donc,
1500 toutes les autorisations d'accès en écriture et en exécution seront attribuées,
1501 et tous les w seront absents. Maintenant, personne ne peut écrire dans le
1502 fichier.
1503 <p>
1504 <item><example>chmod a-x myfile</example>
1505 <p>
1506 <tt>a</tt> est un raccourci pour ugo, ou "all" (tous). Toutes les permissions
1507 x devraient être enlevées.
1508 <p>
1509 <item><example>rm myfile</example>
1510 <p>
1511 Nous effaçons le fichier, bien que nous n'ayons pas d'autorisation en
1512 écriture. <tt>rm</tt> nous demandera confirmation:
1513 <p>
1514 <example>rm: remove 'myfile', overriding mode 0444?</example>
1515 <p>
1516 Vous devriez répondre en tapant <tt>y</tt> et en appuyant sur <tt>Entrée</tt>.
1517 Il s'agit d'une caractéristique de <tt>rm</tt>, non un aspect des permissions -
1518 les permissions d'effacer les fichiers proviennent des autorisations d'accès
1519 des répertoires, et vous disposez de l'autorisation en écriture pour ce
1520 répertoire. Cependant, <tt>rm</tt> s'efforce de se rendre utile, et puisque
1521 vous ne vouliez pas modifier le fichier (et que vous aviez retiré
1522 l'autorisation en écriture dans ce but), il considère que vous ne désirez pas
1523 non plus l'effacer - il vous pose donc la question.
1524 <p>
1525 Qu'était-ce que cette affaire de 0444 dans la question de rm? Souvenez-vous
1526 que les autorisations d'accès sont un nombre binaire de 12 chiffres, comme
1527 ceci: 000100100100. 0444 est ce même nombre binaire présenté comme un nombre
1528 octal (en base 8), ce qui est la convention pour l'écriture des autorisations
1529 d'accès. Vous pouvez taper <tt>chmod 444 myfile</tt> au lieu de <tt>chmod ugo=r
1530 myfile</tt>. Voyez <ref id="avanced permissions">.
1531 <p>
1532 </enumlist>
1533
1534 <sect>Quel sont les fichiers présents sur mon système? Où puis-je mettre mes
1535 propres fichiers?</sect>
1536 <p>
1537 Maintenant que vous pouvez vous déplacer dans l'arborescence des répertoires,
1538 effectuons une visite guidée des fichiers et des répertoires que vous avez créé
1539 en installant Debian. Si vous êtes curieux, allez dans chaque répertoire à
1540 l'aide de la commande <tt>cd</tt> puis tapez <tt>ls</tt> pour voir son contenu.
1541 Si la liste présentée ne tient pas dans l'écran, essayez <tt>ls|more</tt> (Ndt:
1542 ou <tt>ls|less</tt>), où <tt>|</tt> est le caractère de "tube" ("pipe"), qui se
1543 situe généralement sur la même touche que le <tt>-</tt> (la touche du 6).
1544 <p>
1545 /
1546 <p>
1547 Comme nous l'avons déjà mentionné, il s'agit du répertoire racine (on
1548 l'appelle aussi parfois le répertoire root, en référence à l'anglais, où "root"
1549 signifie aussi "racine"), qui contient tous les autres répertoires.
1550 <p>
1551 /root
1552 <p>
1553 Mais ne confondez pas / avec /root! /root est le répertoire personnel ("home
1554 directory") de l'utilisateur root, ou super-utilisateur. Le répertoire est
1555 appelé /root, mais ce n'est pas le répertoire root (ou répertoire racine) /.
1556 <p>
1557 /home
1558 <p>
1559 C'est ici que tous les utilisateurs normaux - c'est à dire tous les
1560 utilisateurs sauf root - ont leurs répertoires personnels ("home directories").
1561 Les répertoires personnels sont nommés d'après le nom de l'utilisateur qui les
1562 possède. Si vous utilisez un gros système à l'école ou au travail, votre
1563 administrateur système a peut-être créé des répertoires supplémentaires pour
1564 contenir les répertoires personnels: /home1 et /home2 par exemple.
1565 <p>
1566 C'est dans votre répertoire personnel que vous mettrez tout votre travail
1567 personnel, votre courrier électronique et autres informations, ainsi que votre
1568 propre configuration et vos préférences.
1569 <p>
1570 /bin
1571 <p>
1572 Ce répertoire contient des programmes ("binaries"), des fichiers exécutables
1573 essentiels pour les opérations du système. Par exemple, le shell (bash), et les
1574 commandes que vous venez d'apprendre, comme <tt>cp</tt>
1575 <p>
1576 /sbin
1577 <p>
1578 Ce répertoire contient tous les programmes système, que l'utilisateur root ou
1579 l'administrateur système voudra sans doute utiliser, mais vous ne voudrez
1580 probablement pas utiliser dans vos activités courantes.
1581 <p>
1582 /usr
1583 <p>
1584 /usr contient la plupart des fichiers qui vous intéresseront. Il contient de
1585 nombreux sous-répertoires: /usr/bin et /usr/sbin sont assez similaires à /bin
1586 et à /sbin, si ce n'est que les répertoires d'/usr ne sont pas considérés comme
1587 "essentiels pour les opérations du système".
1588 <p>
1589 Bien que non essentiel pour le fonctionnement de l'ordinateur, /usr contient
1590 les applications que vous utiliserez pour accomplir votre travail. Vous y
1591 trouverez également les répertoires /usr/man, /usr/info et /usr/doc - le
1592 premier contient les pages de manuel, le second les pages info, le troisième le
1593 reste de la documentation. Et n'oubliez pas /usr/games!
1594 <p>
1595 /usr/local
1596 <p>
1597 Le système Debian n'installe rien dans ce répertoire. Vous devriez l'utiliser
1598 si vous voulez installer des logiciels que vous avez compilés vous-même, ou
1599 toute sorte de logiciels qui ne proviennent pas d'un paquet Debian. Vous pouvez
1600 également installer des logiciels dans votre répertoire personnel, si vous
1601 serez le seul à les utiliser.
1602 <p>
1603 /etc
1604 <p>
1605 /etc contient tous les fichiers de configuration du système. Chaque fois que
1606 vous voudrez effectuer un changement qui affecte tous les utilisateurs de votre
1607 ordinateur - comme la façon dont vous vous connectez à internet, ou quelle
1608 sorte de carte vidéo vous avez - vous devrez probablement vous connecter en
1609 tant que root et modifier un fichier de /etc.
1610 <p>
1611 /tmp
1612 <p>
1613 Vous trouverez ici des fichiers temporaires, la plupart créés par le système.
1614 Ce répertoire est généralement effacé de façon régulière, ou chaque fois que
1615 vous redémarrez votre système. Vous pouvez y créer des fichiers si vous le
1616 désirez, mais soyez conscient qu'ils pourraient être effacés automatiquement.
1617 <p>
1618 /var
1619 <p>
1620 /var contient des fichiers de variables, que le système modifie
1621 automatiquement. Par exemple, le courrier électronique y est rangé est à son
1622 arrivée. Le système y garde en mémoire beaucoup d'actions. Il contient de
1623 nombreux autres fichiers générés automatiquement. Vous serez certainement
1624 intéressé par le contenu de /var/log, ou vous pouvez trouver les messages
1625 d'erreur et essayer de comprendre ce qui arrive à votre système si qui quelque
1626 chose ne va pas.
1627 <p>
1628 Il y a de nombreux autres répertoires sur le système, trop pour pouvoir les
1629 décrire tous. Nous le ferons pour certains plus loin dans ce manuel.
1630 <p>
1631 Pour effectuer des changements, vous voudrez généralement vous limiter à votre
1632 répertoire personnel et à /etc. Sur un système Debian, il est très rare d'avoir
1633 d'autres choses à modifier, parce que tout le reste est installé
1634 automatiquement pour vous.
1635 <p>
1636 /etc est utilisé pour configurer la système dans son ensemble. Vous utiliserez
1637 votre répertoire personnel, un sous répertoire de /home, pour configurer vos
1638 propres préférences, et conserver vos données personnelles. L'idée est de vous
1639 limiter à /home/votrenom pour le travail quotidien, et ainsi vous n'aurez
1640 aucune possibilité de casser quelque chose. Vous vous connecterez en tant que
1641 root de manière occasionnelle pour effectuer une modification dans l'un des
1642 répertoires du système, mais seulement quand ce sera absolument nécessaire.
1643 Bien sûr, si vous utilisez Debian à l'école ou au travail te que quelqu'un
1644 d'autre est l'administrateur système, vous n'aurez pas d'accès root et ne
1645 pourrez modifier que votre répertoire personnel.
1646 <p>
1647
1648 <sect>Utiliser un gestionnaire de fichiers</sect>
1649 <p>
1650 Utilisation de Midnight Commander ou d'un programme similaire au lieu de
1651 manipuler les fichiers manuellement.
1652 <p>
1653 Non un tutorial complet, juste une mention de cette possibilité.
1654 <p>
1655
1656 <chapt>Utiliser le shell</chapt>
1657 <sect>Un peu plus sur le contrôle d'un job</sect>
1658 Détails non encore couverts, kill -9.
1659 <p>
1660 <sect>Variables d'environnement</sect>
1661 Ce qu'elles sont, comment elles sont héritées. Les configurer. Peut-être PAGER
1662 comme exemple, ou modifier le prompt.
1663 <p>
1664 <sect>Où résident les commandes</sect>
1665 Les "builtins" (*Ndt: s'agit-il des commandes intégrées à un programme?)
1666 opposés aux noms de programmes, PATH, "type", "whereis".
1667 <sect>Controller les entrées-sorties</sect>
1668 Stdin, stdout, les pipelines, et la redirection.
1669 <p>
1670 <sect>Spécifier comment et quand lancer des commandes</sect>
1671 Des "modificateurs" ("modifiers" en anglais) comme batch, at, nohup, nice.
1672 <p>
1673 <sect>Les expansions de noms de fichiers ("Wildcards")</sect>
1674 <example>? * []</example>
1675 <p>
1676 <sect>Citer (*Ndt: est-ce bien la traduction de "Quoting"?)</sect>
1677 Quand et comment citer.
1678
1679 <chapt>Créer et éditer des fichiers texte</chapt>
1680 <sect>Qu'est-ce qu'un fichier texte?</sect>
1681 Ce qu'est un fichier texte, ce à quoi ils servent. Mentionner que nous en
1682 avons déjà vu certains en utilisant "less".
1683 <p>
1684 <sect>Éditeurs de texte</sect>
1685 Utilisés pour créer des fichiers texte et y apporter des modifications.
1686 <p>
1687 Il y en a beaucoup.
1688 <p>
1689 Nous en utiliserons [lesquels?] au cours de ce tutorial.
1690 <p>
1691 <sect>Créer et éditer un fichier texte</sect>
1692 Un petit tutorial sur ce sujet
1693 <p>
1694
1695 <chapt>Customiser le shell</chapt>
1696 <sect>alias et fonctions shell</sect>
1697 Comment créer des raccourcis.
1698 <p>
1699 <sect>Fichiers .rc et ls -a</sect>
1700 À quoi ils servent, pourquoi ils sont cachés, etc.
1701 <p>
1702 <sect>Login shell vs. non-login shell</sect>
1703 La différence, quels fichiers éditer pour chaque.
1704 <p>
1705 <sect>Éditer .bash_profile</sect>
1706 Un petit tutorial, peut-être configurer des variables d'environnement
1707 courantes ou des alias utiles.
1708 <p>
1709 Utiliser quelques trucs élégants pour l'édition de texte.
1710 <p>
1711 Décrire <prgn>umask</prgn>
1712 <p>
1713 <sect>Configurer les éléments par défaut de l'ensemble du système</sect>
1714 Comment éditer les fichiers de configuration du shell dans /etc, et la
1715 différence entre ce procédé et l'utilisation de son propre répertoire
1716 personnel.
1717 <p>
1718 <sect>Modifier votre shell</sect>
1719 Juste une mention de la possibilité, et pourquoi on peut vouloir le faire.
1720 <p>
1721
1722 <chapt>Le système X Window</chapt>
1723 Ce chapitre décrit l'interface graphique utilisateur du système X Window. Il
1724 suppose que vous avez déjà configuré X avec succès, comme cela est décrit dans
1725 le Manuel d'Installation [FIXME crossref], et que vous pouvez donc passer sous
1726 l'environnement X en tapant <tt>startx</tt> ou à l'aide d'<prgn>xdm</prgn>,
1727 suivant le choix que vous avez effectué durant la configuration (il y a aussi
1728 une brève mention de cela dans <ref id="instructionsX">).
1729 <p>
1730 <sect>Introduction: ce qu'est X</sect>
1731 Une GUI (Graphical User Interface, ou Interface Graphique Utilisateur) est une
1732 partie des systèmes Mac ou Windows. Il est presque impossible d'écrire pour ces
1733 systèmes une application qui n'utilise pas la GUI, et le système ne peut
1734 vraiment être utilisé depuis la ligne de commande. GNU/Linux est plus
1735 <em>modulaire</em>, c'est à dire qu'il est constitué de petits composants
1736 indépendants qui peuvent être ou non utilisés suivant les besoins et
1737 les préférences de chacun. Le système X Window - ou plus simplement X - est un
1738 de ces composants.
1739 <p>
1740 X lui-même est pour les programmes un moyen de communiquer avec la souris et
1741 la carte vidéo, sans avoir besoin de savoir de quelle sorte de souris ou de
1742 carte vidéo vous disposez. On appelle cela une <em>abstraction</em> des
1743 composants graphiques du matériel. Les applications utilisatrices (*Ndt:
1744 faut-il traduire "user applications" par "applications clientes"?) parlent à X,
1745 dans le langage de X; X effectue ensuite la traduction dans le langage de
1746 votre matériel particulier. Ceci signifie que les programmes n'ont à être
1747 écrits qu'une seule fois pour tourner sur les ordinateurs de tous.
1748 <p>
1749 Dans le jargon de X, le programme qui s'adresse au matériel est appelé un
1750 <em>serveur X</em>. Les applications utilisateur qui demandent au serveur X
1751 d'afficher une fenêtre ou des graphismes à l'écran sont les <em>clients
1752 X</em>.
1753 <p>
1754 Le serveur X ne fournit aucune des propriétés que l'on pourrait attendre d'une
1755 GUI, comme redimensionner et réarranger les fenêtres. Un client X spécial,
1756 appelé un <em>gestionnaire de fenêtres</em> (en anglais <em>window
1757 manager</em>), dessine les bordures et les barres de titre des fenêtres,
1758 redimensionne et arrange les fenêtres, et fournit des facilités pour lancer
1759 d'autres clients X depuis un menu. Des gestionnaires de fenêtres spécifiques
1760 peuvent avoir des caractéristiques supplémentaires.
1761 <p>
1762 Les gestionnaires de fenêtres disponibles sur un système Debian comprennent
1763 <prgn>fvwm</prgn>, <prgn>fvwm2</prgn>, <prgn>icewm</prgn>,
1764 <prgn>afterstep</prgn>, <prgn>olwm</prgn>, et d'autres. Vous voudrez
1765 probablement les essayer et garder votre gestionnaire de fenêtres favori.
1766 <tt>ls /usr/X11R6/bin/*wm*</tt> est une excellente façon de voir quels
1767 gestionnaires de fenêtres se trouvent sur votre système (vous verrez également
1768 quelques autres fichiers qui comprennent <tt>wm</tt> dans leur nom).
1769 <p>
1770 Ni le serveur X ni le gestionnaire de fenêtres ne fournissent un gestionnaire
1771 de fichiers; c'est à dire qu'il n'y a aucune fenêtre contenant des icônes de
1772 vos fichiers ou de vos répertoires. Vous pouvez lancer un gestionnaire de
1773 fichiers comme une application séparée; beaucoup sont disponibles, bien
1774 qu'actuellement il n'y en ait aucun de bon qui soit basé sur les icônes. Le
1775 projet de bureau Gnome développe cependant un gestionnaire de fenêtres basé
1776 sur les icônes et d'autres facilités d'une GUI. Voyez
1777 <ftpsite>www.gnome.org</ftpsite> pour les dernières nouvelles à ce sujet.
1778 <p>
1779 Une dernière caractéristique de X est la <em>transparence réseau</em>, ce qui
1780 signifie que les clients X n'ont pas à faire la différence entre communiquer
1781 avec un serveur X situé sur la même machine et avec un serveur X quelque part
1782 sur le réseau. De façon pratique, ceci signifie que vous pouvez exécuter un
1783 programme un programme sur une machine éloignée plus puissante, mais l'afficher
1784 sur le serveur X de votre bureau.
1785 <p>
1786 <sect>Opérations X de base</sect>
1787 <sect1>Passer sous l'environnement X et le quitter</sect1>
1788 Pour passer sous X, vous pouvez soit taper <tt>startx</tt>, soit vous connecter
1789 depuis l'écran graphique de connexion de <tt>xdm</tt>.
1790 <p>
1791 Pour quitter X, vous devrez utiliser un menu. Malheureusement, la procédure
1792 est différente pour tous les gestionnaires de fenêtres, et pour de nombreux
1793 gestionnaires de fenêtres cela peut être configuré de nombreuses manières. S'il
1794 existe un menu apparent, cherchez une entrée comme "Exit" (ou "Quitter"), ou
1795 bien "Close Window Manager" ("Fermer le gestionnaire de fenêtres"). Si vous ne
1796 voyez aucun menu, essayez de cliquer sur le fond de l'écran avec chaque bouton
1797 de la souris.
1798 <sect1>Caractéristiques de base de X</sect1>
1799 <sect2>La souris</sect2>
1800 La souris dans X fonctionne à peu près de la même façon que sous les autres
1801 systèmes, si ce n'est qu'elle comporte trois boutons. Si votre souris n'en a
1802 que deux, vous pouvez simuler le troisième bouton (celui du milieu) en cliquant
1803 simultanément sur les deux boutons. C'est un peu délicat et ennuyeux, donc ce
1804 ne serait pas une mauvaise idée que d'investir cent francs dans une souris à
1805 trois boutons. Vous pouvez en trouver dans les grandes surfaces comme chez les
1806 revendeurs informatiques.
1807 <p>
1808 Les boutons sont numérotés de gauche à droite dans le cas d'une souris pour
1809 droitier, donc le bouton un est celui de gauche, le deuxième est au milieu et
1810 le bouton trois est celui de droite. Vous trouverez dans la documentation aussi
1811 bien les numéros des boutons que leur place.
1812 <p>
1813 <sect2>FIXME</sect2>
1814 Cela dépend plus ou moins de votre gestionnaire de fenêtres ("wm", pour "window
1815 manager"), mais il faudrait couvrir les aspects commun comme le copier-coller,
1816 et les caractéristiques communes des gestionnaires de fenêtres comme les
1817 bureaux et l'icônification.
1818 <p>
1819 xdm
1820 <p>
1821 <sect>Ce qui se produit quand vous démarrez X</sect>
1822 We're (*Ndt: le traducteur avoue les limites)
1823 <p>
1824 /etc/X11/Xsession et .xsession.
1825 <p>
1826 Séquence d'événements.
1827 <p>
1828 Customiser .xsession pour changer de gestionnaire de fenêtres.
1829 <p>
1830 ls /usr/bin/X11/*wm donne une liste des gestionnaires de fenêtres disponnibles.
1831 <p>
1832 Mention de .xsession-errors
1833 <sect>Customiser X</sect>
1834 Comment customiser les caractères du clavier (keymap), le concept des
1835 ressources de X
1836 <p>
1837 Ce qu'il y a dans /etc/X11/config (ou peut-être juste une référence au fichier
1838 dans /usr/doc/ qui concerne ce point).
1839 <sect>Customiser le gestionnaire de fenêtres</sect>
1840 Un petit tutorial. Sans doute faudra-t-il en choisir un pour en parler dans
1841 cette section.
1842 <p>
1843
1844 <chapt>Outils pour le texte</chapt>
1845 head, tail, grep, wc et autres.
1846 <p>
1847 (Je pense que ceci devrait inclure les "Expressions Régulières de Base" -
1848 "Basic Regular Expressions" - dans la mesure où il est difficile de les
1849 apprendre depuis un page man.)
1850 <p>
1851 <chapt>Outils pour les fichiers</chapt>
1852 <sect>Outils de sauvegarde</sect>
1853 FIXME il est clair que cette section est incomplète
1854 <p>
1855 tar, cpio, dump; mais aussi la copie à grande échelle, cp -a, etc.
1856 <p>
1857 (Peut-être quelque chose sur la façon de ne sauvegarder que /home
1858 et /etc si vous ne disposez que d'un lecteur de disquettes, dans
1859 la mesure où beaucoup d'utilisateurs normaux n'auront pas de
1860 lecteur de bandes magnétiques)
1861 <p>
1862 Comment utiliser tar pour copier beaucoup de fichiers, ou pour
1863 sauvegarder vos fichiers. Tarballs. Je pense cela devrait être
1864 une brève section concernant les systèmes mono-utilisateurs ,
1865 avec une partie plus complète sur les administraeurs système
1866 dans un autre manuel.
1867 <p>
1868 Les commandes de sauvegarde (contrition de Olivier Elphick,
1869 section à réarranger):
1870 <p>
1871 <tt>dump<tt> - sauvegarde un système de fichiers à une heure
1872 donnée; ses options de commande supposent que vous utilisez
1873 un bande d'un demi-pouce (*Ndt: je n'ai aucune connaissance
1874 des lecteurs de bandes) (maximum 45Mb par bobine) ce qui est
1875 un peu ennuyeux quand on utilise des DAT (2Gb ou plus).
1876 Probablement le mieux pour les sauvegardes régulières. Ne
1877 peut être utilisé pour des système de fichiers montés avec NFS.
1878 <p>
1879 <tt>cpio - `find [directories] -print | cpio -ovH newc -B
1880 >/dev/st0'</tt>
1881 <p>
1882 <tt>tar - `tar cvf /dev/st0 [directories]'</tt>
1883 <p>
1884 <tt>afio</tt> - comme cpio; supporte la compression
1885 préalable des fichiers avant l'archivage.
1886 <p>
1887 <tt>tob</tt> - interface pour afio
1888 <p>
1889
1890 <sect>Compression de fichiers avec <tt>gzip</tt></sect>
1891 Il serait souvent utile de rendre un fichier plus petit: afin de le transférer
1892 plus vite, ou pour qu'il prenne moins de place sur votre disque. Le
1893 programme utilisé est appelé <tt>gzip</tt> (GNU Zip - le Zip de GNU).
1894 <p>
1895 <enumlist>
1896 <item><example>cd; cp /etc/profile ./monfichieressai</example>
1897 <p>
1898 Passe sous votre répertoire personnel, puis copie un fichier choisi
1899 arbitrairement (<tt>/etc/profile</tt>) dans votre répertoire courant en le
1900 renommant <tt>monfichieressai</tt>. Cela nous donne un fichier pour faire des
1901 essais avec gzip.
1902 <p>
1903 <item><example>ls -l</example>
1904 <p>
1905 Liste le contenu du répertoire courant. Notez la taille de
1906 <tt>monfichieressai</tt>.
1907 <p>
1908 <item><example>gzip monfichieressai</example>
1909 <p>
1910 Compresse <tt>monfichieressai</tt>.
1911 <p>
1912 <item><example>ls -l</example>
1913 <p>
1914 Observez le résultat: maintenant, <tt>monfichieressai</tt>
1915 est nommé <tt>monfichieressai.gz</tt>. Il est aussi un peu
1916 plus petit.
1917 <p>
1918 <item><example>gunzip monfichieressai.gz; ls -l</example>
1919 <p>
1920 Décompresse. Vous pouvez observer que <tt>monfichier essai</tt> a repris son
1921 aspect originel. Notez que pour <em> décompresser</em> on utilise
1922 <tt>gunzip</tt>, non <tt>gzip</tt>.
1923
1924 <p>
1925 <item><example>rm monfichieressai</example>
1926 <p>
1927 Efface le fichier, puisqu'il ne nous servait qu'à faire des essais.
1928 <p>
1929 </enumlist>

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